Le Timbre-PosteAnnée 1888

Journal du collectionneur, de Moens en février 1863.

https://archive.org/details/timbreposteetlet18631brus

 

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N°301
8 pages
Janvier 1888

 

Chronique.

...

COLONIES FRANÇAISES.
D'après le Philatélic Record tous les timbres auraient été réimprimés il y a quelque temps
d'après l'autorisation d'un ministre complaisant.
Les 3 centimes ocre, 3 centimes gris et 25 centimes noir sur rouge pourraient s'obtenir aujourd'hui,
mais ils diffèrent des originaux par la gomme qui est blanche au lieu d'être grisâtre.
Il faut ajouter une seconde valeur aux cartes-lettres dont nous avons parlé le mois dernier :
15 centimes, bleu sur gris.
M. Maury signale une variété ayant l'impression sur les deux côtés extérieurs.

...

SENEGAL.

...

Page 7 - Sur quelques variétés de timbres de Ceylan, par Ed. B. Evans.

 

N°302
8 pages
Février 1888

 

Chronique.

Page 15 - A propos des enveloppes actuelles des Etats-Unis.

Page 15 - Notes sur les timbres du Courrier consulaire de Madagascar, par W. Clayton Pickersgill.

 

N°303
8 pages
Mars 1888

 

Chronique.

...

COLONIES FRANÇAISES.
M. A. Schoeller nous dit que la carte-lettre à 15 centimes existe : 1° sur carton gris ; 2° sur carton bleu clair.
...

FRANCE.
Nous avons une carte sans timbre de la couleur des cartes à 10 centimes. La disposition est semblable
à cette dernière, avec quatre lignes pour l'adresse ; mais les mots : carte postale sont de
caractères différents et plus petits. C'est certainement une carte qui a été fabriquée sur commande.
sans valeur, noir sur lilas, revers blanc
...

GUYANE FRANÇAISE.
Voici un timbre de décembre 1887, comme l'indique la surcharge. Il y a en plus, comme les
timbres déjà connus, l'inscription Guy franc en surcharge noire et un chiffre valeur en dessous. Mais
jugeant sans doute qu'ils étaient trop visibles sur les précédents émis, on s'est
contenté d'un chiffre microscopique :
5 centimes sur 30 c, brun et noir.
...

 

Page 22 - Les timbres de la Nouvelle Ecosse.

Page 24 - Bibliothèque des timbrophiles.

LES TIMBRES-POSTE D'AUSTRALIE (1)
(Arrangés et publiés par la société timbrophilique de Londres).
L'importante augmentation à la Bibliothèque des timbrophiles qui a été annoncée depuis longtemps
a enfin paru. Comme l'indique son titre,c'est l'œuvre de nos confrères philatéliques de la société
de Londres et nous nous permettrons de complimenter ceux qui l'ont écrite et ceux qui lisent la
production d'un ouvrage qui marque un pas distinct en avant dans les progrès de la timbrophilie.
Ce livre, bien imprimé sur d'excellent papier, contient 150 pages d'impression grand in-8° ; il
porte l'empreinte d'une étude longue et patiente; les différentes émissions et tous les renseignements
officiels désirables sont présentés succintement et l'ouvrage est illustré de 27 pages de fac-similé
de timbres
Ces illustrations ont été obtenues par le procédé bien connu de la photo-lithographie et comprennent
23 planches entières des timbres gravés séparément de la Nouvelle Galles du Sud, Victoria et Tasmanie:
Ce sont certainement ces derniers qui attireront le plus l'attention des collectionneurs, car c'est la
première fois que, au moyen de la photographie, une reproduction exacte des timbres-poste aura été
donnée. La grande difficulté qu'on a rencontrée de réunir une quantité suffisante d'exemplaires de la
Nouvelle Galles du Sud, pour démontrer le nombre de variétés des planches respectives, a été la cause
du délai, quelque peu long, qui a retardé l'apparition de l'ouvrage, notamment la planche des
timbres « registered » de la Nouvelle Galles du Sud. Maintenant encore, la substitution d'exemplaires
inférieurs anrait été une amélioration dans quelques cas.
Nous n'avons pas besoin de démontrer la valeur de ces planches, en faisant remarquer que tout
collectionneur peut maintenant, avec leur aide, s'assurer non-seulement de la position exacte d'un
timbre sur la planche, sans avoir recours aux grands collectionneurs, mais découvrir immédiatement
une imitation, par son absence de la planche.
Il serait à désirer, qu'un amateur entreprenant fît un travail semblable pour les timbres de Suisse :
il sauverait la poche des collectionneurs à un haut degré, tout en se couvrant de gloire !
C'est une tâche bien ingrate et il n'est pas étonnant que lorsque quelqu'un entreprend un problème
aussi difficile que celui qui nous occupe, que quelques erreurs se glissent malgré toute l'attention
qu'on peut y apporter. Nous relèverons, pour le bénéfice de nos lecteurs, une ou deux omissions
mais de si minime importance quelles ne peuvent détruire en rien notre opinion sur l'exactitude
générale de l'ouvrage.
Les pages consacrées à ce pays si intéressant pour les collectionneurs, (Nouvelle Galles du Sud)
ne se chiffrent pas à moins de soixante-dix : ce sont de longs et patients articles du Président et du
Vice-Président de la Société de Londres, traitant depuis 1850 a 1856 des vues de Sydney et têtes
laurées. Un aperçu de ces articles parfaits et raisonnés montrera que plusieurs des questions difficiles
sur ce point ont été résolues : il est démontré ainsi que le nombre des timbres des planches des
vues de Sydney, est de 24 pour le 2 pence et 25 pour les 1 et 3 pence.
Les deux planches du 1 p., sont considérées par M. Tapling et avec raison, croyons-nous, que le
fait de la gravure défectueuse est une retouche de la regravure finale, ce qui est clairement établi
par les traces de la première impression, visibles sur les timbres correspondants de la seconde.
(A continuer"). X.


(1). On peut obtenir ce livre au bureau du journal, au prix
de fr. 17.50, (14 marks ou 14 shillings) franco.

 

N°304
12 pages
Avril 1888

 

Chronique.

...

ANNAM ET TONKIN.
...

COCHINCHINE.

...

GUYANE FRANCAISE.

...

Page 31 - Les timbres de la Nouvelle Ecosse.
(Suite et fin, voir n° 303).

Page 32 - Bibliothèque des timbrophiles.

LES TIMBRES-POSTE D'AUSTRALIE
(Arrangés et publiées par la Société timbrophilique de Londres).
(Suite. Voir n° 303).
Les planches du 2 pence, comme il est bien connu, présentent plusieurs points de difficultés,
aussi y a-t-il divergence d'opinions entre les différents écrivains. Dans la liste de référence annexée
à l'émission 1 de la Nouvelle Galles, 2 pence, le nombre des planches est donné comme 3 : n° 1
ayant été retouché une fois et n° 3 deux fois. La première planche (avec burelage vertical) a sans
doute été gravée sur métal quelque peu doux, ce que semble démontrer l'usure rapide de la planche :
de là la première phase de son existence. La nécessité d'une retouche ou d'une réparation a probablement
eu lieu, cependant en l'absence d'un nombre suffisant de timbres se tenant, il n'a pu être prouvé si
la planche avait été retouchée entièrement ou partiellement, la probabilité est que, seuie, la
rangée inférieure de la planche a été traitée de cette manière. Il paraît cependant à peu près probable
que cette retouche ne s'est pas étendue à toute la planche, mais seulement d'une façon très limitée.
La planche II, qui suit sur la liste de référence, est celle dont les timbres ont la balle avec date et
où les arcs de voûte sont lignés horizontalement; la planche III est celle sur laquelle cette date de la
balle est omise et où les lignes simples, en travers, remplacent les doubles lignes des timbres précédents.
C'est, sur ce point, que les différents champions des listes s'attaquent. M. Tapling avance que les
exemplaires suivants, avec le cercle ajouté dans le coin étoile, sont les premières retouches et que
ceux, avec les perles bien connues à la base de l'ornement ressemblant à un éventail, sont les
secondes retouches de la planche 3. M. Philbrick, lui, considère que les deux dernières sont des
reports ou pratiquement des planches regravées sur de nouveaux métaux et doivent être classées comme
planches 4 et 5 respectivement. A notre avis, il y a sans aucun doute un rapport, non seulement entre
ces trois planches, mais entre toutes les six phases de la seconde.
Le fait qu'elles furent gravées de cette manière tout à fait anormale de deux rangées horizontales
de 12 timbres, donne un air de probabilité à cette supposition qu'elles eurent une parenté ou base d'existence.
Il est démontré que, comme le couteau de Jeannot, ce fut toujours la planche originale, bien
que par suite de rapiéçages, il n'y eut plus à la lui la moindre trace d'existence visible du premier
état, mais pas la moindre, si nous prenons les timbres correspondants des six phases ( y compris la
retouche de la première planche), nous trouvons que les coïncidences sont les moins signficatives.
Nous pensons qu'il n'est pas vraisemblable que, en vue du court espace de temps que la planche I
fut en usage, avantqu'elle eut besoin de réparation, elle peut avoir suggéré l'idée au gouvernement de
s'adresser à un autre graveur qui, sans doute, a approfondi seulement les lignes d'une manière
restreinte et suffisamment pour lui permettre de prendre le format et les lignes principales du timbre
et le transfert sur son propre métal. L'hypothèse est aussi soutenable que, ayant l'ordre de
faire une autre planche avant de retoucher, il prit un report et alors, afin d'épargner le temps que cela
prenait, il calqua l'ancienne; toute la gravure montre une main nouvelle qui suit « more suo » le dessin
de son prédécesseur, remplissant les détails selon sa propre faculté artistique, ou son manque
de faculté.
Touchant la planche II, nous ne pensons pas que la détérioration, bien que palpable, fut si
rapide que dans le cas de la précédente, mais peut-être, pour les mêmes raisons que celles qui sont
données plus haut, un report fut-il pris aussitôt que l'usure de la planche se montra et les deux
planches employées concurremment. Quelques-uns des exemplaires de la planche II se trouvent
si usés qu'il est difficile de croire que le bureau de poste n'ait pas songé à prendre des mesures pour
les remplacer.
La planche III a subi successivement deux changements : le premier a l'addition d'un petit cercle
dans le milieu des étoiles des angles et la réinstallation de la ligne double sur la balle; et le
second a sa substitution de la perle pour cet ornement à la base du cercle.
Nous pensons que ces deux points de ressemblance entre ces deux et leur prédécesseur sont
ainsi marqués et le travail supplémentaire si comparativement petit qu'ils peuvent difficilement être
des reports, mais simplement des retouches de la planche originale. (III) M. Philbrick, parmi d'autres
raisons, considère qu'ils peuvent ne pas avoir été des retouches car les lignes ne paraissent pas
avoir été tracées plus profondément. Nous n'attachons pas tant d'importance sur ce point et ne
sommes pas d'accord sur ce dire au sujet de la profondeur de l'impression. Les arcs de voûte,
cadre, ligne extérieure et caractères, même sur les exemplaires les plus usés de la planche III sont
nettement bien préservés et il suffirait simplement d'un petit coup de burin pour appronfondir les
lignes lorsqu'il est nécessaire et presque imperceptible ; la légende Six fortis Etruria Crevit au contraire
n'est pas lisible sur les derniers exemplaires et de là on peut remarquer que, après la planche II,
la plus grande différence sur les planches respectives doit trouver ses traces ici. Nous avons cependant
devant nous des exemplaires de la planche III, première retouche, qui montrent visiblement que
les lignes ont été renforcées et bien que dans un degré peu marqué également de la seconde retouche.
Il nous paraît que le graveur, étant mécontent de l'usure rapide des planches I et II fit un
transport de cette dernière pour la planche suivante sur un métal plus dur.
Nous n'avons jamais trouvé le type perlé sur un type beaucoup usé et chaque planche successive,
montre une étape de sa période d'existence.
Lorsque nous réfléchissons que l'emploi des exemplaires ultérieurs doit avoir énormément
augmenté, cela donne de l'apparence à cette supposition. Cependant pour le monde des collectionneurs,
la discussion sur ces points, bien que pleine d'intérêt pour le collectionneur scientifique ne
changera pas l'arrangement des exemplaires car dans chaque cas les coins sont consécutifs et nous
passons à l'émission suivante, car le 3 pence, Sydney, n'embrasse aucun point spécial de discussion.
Nous remarquons en passant que dans le livre,il est souvent fait mention de MM. Caillebotte de
Paris et un tribut de louanges leur est dû pour leur grand travail de perspicacité.
La série des timbres dont l'émission commence le 24 juillet 185 1, connue sous le nom de tête
laurée, présente presqu'autant d'intérêt que les timbres antérieurs. Quelque petite différence d'opinion
se manifeste de nouveau ici,en ce qui concerne le mode de transport et les dates d'émissions des
trois variétés du 2 pence. Celle avec filigrane est considérée comme étant une reproduction de la
planche de celle mieux gravée,, sans filigrane.
La planche III, selon M. Tapling est le 2 p. avec étoile à six rayons dans les angles.
Par suite de la rareté des 2, 6 et 8 pence correctement gravés (avec étoile), une grande difficulté
se présente en rejoignant les types. Les feuilles 2 pence contiennent 50 variétés, et par suite d'une
acquisition récente de quelques fragments de feuilles, par le Vice-Président de la société de
Londres , l'arrangement peut être considéré comme effectué.
La planche du 6 pence contient 25 timbres, et ainsi qu'il a été désigné, comme étant un report
regravé du 6 p. avec fond à lignes fines dont l'arrangement est bien connu, tous les doutes concernant
l'ordre de succession de ce timbre sont donc résolus.
Il y a 50 variétés du 8 pence comme dans tous les timbres laurés, sauf le 6 pence.
Ce n'est que tout récemment, que parles forces unies de deux collectionneurs, une série complète
de 50 variétés de ces timbres rares fut réunie.
M. Tapling dit que, « comme les groupes de ces timbres de cette valeur sont fort rares, ce serait un
ouvrage de temps et de difficultés que de placer les variétés dans l'ordre régulier mais il n'y a aucun
doute raisonnable que l'arrangement était bien de 5 rangées de dix. » Le proverbe bien connu. « Tout
vient à point à qui sait attendre. » a rarement reçu un exemple plus frappant que ce fait que quelques
semaines après l'émission d'un travail retardé depuis une longue période de temps, les planches
(probablement réimprimées) complètes et neuves des 2 pence étoile, 6 et 8 pence ont été montrées à
la Société philatélique de Londres par un collectionneur australien bien connu.
Cette découverte intéressante et inattendue jette la lumière sur l'un des coins obscurs des timbres
océaniens. Elle parle en faveur de l'exactitude du livre, avec cette réserve que si quelques 8 pence
n'ont pas été placés dans leur ordre exact,l'ouvrage entier de la Société est corroboré à une ou deux
exceptions.
Les planches 2 et 8 pence sont signées par Javas en bas, mais non le 6 pence. Cette omission paraît
indiquer que Javas n'a pu se croire autorisé à signer de son nom un ouvrage qui n'était pas le
sien, puisqu'il n'était que le report du travail d'un autre.
Le 2 pence avec filigrane fut, comme il a été dit aussi non signé et probablement pour la même raison.
Dans les émissions suivantes, comme dans le cas de Victoria, les timbres sont pour ainsi dire
groupés ou classés ensemble par leur dessin, chaque variété de filigrane ou de dentelure se suivant, conformément
à la date d'émission, jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un nouveau dessin, pour la même valeur.
Dans l'arrangement dés variétés de filagranes et de dentelures de ces deux Colonies, ce plan a le
grand mérite de simplifier et d'être un procédé moins épars. Nous avons vu ainsi montés les
timbres de Victoria avec tables chronologiques ajoutées à chaque émission, la correction n'étant
pas sacrifiée ainsi à l'apparence
Dans le cas de Victoria, ces tables de dates sont très concises, notamment celles qui ont rapport à
ces émissions avec emblèmes dans les angles et celle suivante avec tête laurée.
Il est fait allusion à ce fait que la Colonie de Victoria n'était pas séparée de la Nouvelle Galles
du Sud jusqu'au 15 juillet 1851 : de là des vues de Sydney qui se rencontrent parfois portant l'annulation
de Victoria. On dit que le 3 pence n'a pas été vu ainsi, mais nous avons rencontré récemment un
exemplaire annulé très distinctement de l'oblitération bien connue « papillon. »
Parlant du 2 pence, reine assise sur le trône, il est dit qu'en plus des deux reports lithographiques
déterminés, il est probable qu'il y en eut d'autres, car deux exemplaires existent, où les marches du
trône sont brisées et ayant le mot tvo au lieu de two, dans la désignation de la valeur.
Confirmant ceci, nous avons vu un de ces timbres montrant le cadre ornemental au côté gauche,
séparé du restant de l'impression. Dans le type VII, celui des emblèmes dans les angles, le 4 pence sur
papier vergé non dentelé est donné comme papier vergé horizontalement au lieu de verticalement !
Le même timbre, percé en lignes, est annoncé avec des lignes vergées dans les deux variétés de papier:
nous ne l'avons vu que dans le sens horizontal. Le même timbre, vergé verticalement, percé en lignes
a été omis.
Bien que ce ne soit pas un point de première importance dans un ouvrage comme celui-ci,
embrassant chaque détail, nous pensons que nos amis, au-delà de la Manche, n'ont pas pris la mesure
de toutes les dentelures dans leurs collections, car dans la plupart des émissions nous avons des dentelures
qui ne sont pas notées. Cependant la liste de Victoria est, dans son ensemble, excessivement
bien dressée et sera précieuse à tous les collectionneurs.
Dans la liste de la Nouvelle-Zélande, il est fait mention de l'extrême rareté du one shilling sur
papier bleu, à l'état neuf. Dans l'émission suivante de 1855/59 sur papier épais sans filigrane, une liste
est ajoutée des variétés non officielles de dentelures et perçages qui provoqueront des sentiments
de désespoir dans le cœur de ceux qui n'en ont conservé que peu.
Dans l'émission V (filigrane étoile, piqué 13) le 4 pence, jaune, est annoncé sur gros papier sans filigrane.
A Queensland on dit que le filigrane étoile de 1863 existe en deux formats, probablement sur la
même feuille. Les variétés inférieures des lettres, sur l'émission 1879/80 et 83 sont aussi traitées,bien
qu'aucun renseignement n'est donné, quant à leur origine.
Les timbres de Tasmanie comprennent des articles lus à la Société Timbrophilique de Londres,
par M. Tapling et des lettres de M. Bassett Hull et de M. W. F. Petterd, sur le 4 p. de la première
émission, dans lesquels le fait qu'il y en a en deux planches est démontré.
Les variétés de gravure sur ces timbres sont très minimes, ils sont imprimés en jaune sombre; nous
recommandons cordialement aux timbrophiles qui composent des planches, de commencer leur arrangement
avec ces timbres, car en y parvenant ils seront récompensés ensuite pour déchiffrer plus
facilement toutes les autres planches.
Dans la liste de l'Australie occidentale, les variétés du 4 p. octogone avec lettres de différents formats,
sont mentionnées comme indiquant que différents cadres ont été employés, le centre étant
imprimé après, d'où l'explication du cygne renversé pour cette valeur. La lumière sur ce point
est à désirer.
La date de la 1ere émission est donnée pour les octogones 2 p. et 6 p. comme étant de 1885 et
pour les 4 p. et 1 shilling de 1858. jugeant par la rareté et l'exécution des timbres, cela semble correct
au lieu des dates assignées par quelques catalogues qui placent le 1 penny noir d'abord, les
2 p., 6 p. et 1 shilling et 4 p. ensuite. (1)
La formidable série de dentehjxes et de perçages, probablement non officiels (2) donnera satisfation
à ceux qui les possèdent. La liste de références nie l'existence du 1 p. bistre et 1 sh. vert de
1865-80 avec cygne en filigrane et mentionne le 1 sh. bistre couleur du 1 p. de 1869 (fil. CC et couronne).
A l'Australie du Sud nous avons la découverte importante d'un 1 shilling, i re émission, imprimé
en bleu purpurin au lieu de orange.
Dans les dentelures nous avons vu plusieurs variétés non cataloguées avoir : 2 p. (2 type)
filigrane S A et couronne, piqués H 1/2; one shilling, brun, piqués 11 1/2 et non dentelé verticalement;
1 p. vert, piqué 13 1/2 sur les 4 côtés et percé probablement par erreur. Nous avons vu
tout récemment le 2 p. type 1, percé, avec la surcharge officielle S M renversée.
Le catalogue de Fiji ett donné et cinq listes des cartes postales et enveloppes de tous pays de l'Australie.
L'espace ne nous permet pas de nous étendre sur plusieurs points dignes d'intérêt qn'on y
trouve et comme conclusion, nous félicitons nos confrères de la Société Timbrophilique de Londres
de l'émission d'un ouvrage aussi important qui, lorsqu'il est lu, évoquera, nous en sommes
convaincu, la reconnaissance des timbrophiles à venir, pour ceux qui ont consacré leur temps et
leurs aptitudes en élucidant les questions les plus difficiles de notre science.

(1) Notre catalogue donne l'ordre que n'a pas adopté la Société Philatélique de Londres. Les dates nous ont été données par
l'office postal de Penh en 1864. Nous avons publié la lettre que nous avons reçue, au Timbre-poste n° 20, page 64.

(2) Nous pouvons affirmer avoir reçu de la poste de Perth des 2 p. orange 1860 percés de deux façons différentes. J.-B. Moens.

Page 36 - CROISSANT-THOUGRA.
Nous venons de mettre en brochure le travail de M. F. Mongeri, qui a pour titre : Croissant-Toughra
et qui a paru en partie dans le numéro jubilaire du Timbre-Poste. L'auteur a profité de la circonstance
pour compléter son travail et y ajouter des chapitres des plus intéressants.
Le prix de la brochure est fr. 2,00 franco.

Les timbres-poste de Turquie, avec grille
Dans la dernière édition de son catalogue, M. Moens mentionne aux timbres turcs, sous les
numéros 107 b et 108, deux timbres percés en points de 1 piastre jaune et de 2 piastres vermillon,
avec grille au revers, de l'émission 1871, mais la désignation est précédée d'un
astérisque, ce qui indique, d'après les instructions du dit catalogue, que ces timbres sont de fantaisie
ou des timbres sur lesquels il y a doute.
Désirant éclaircir ce sujet et n'ayant trouvé ces timbres indiqués nulle part, j'ai cherché cette grille
parmi tous les timbres de l'émission 1871 que j'ai pu rencontrer et, grâce à M. A. Maury qui a mis
à ma disposition tout son stock de timbres de ce pays, j'ai pu réussir à établir d'une manière certaine
que toute cette émission de 1871 à dentelure irrégnlière existe avec grille au revers, sauf le
25 piastres que je n'ai pas trouvé mais qui existe vraisemblablement.
Il me semble qu'il est nécessaire de cataloguer ces timbres, qui constituent non seulement une vraie
variété, mais encore une série complète : c'est ce qui m'a décidé à écrire ces quelques lignes pour
attirer l'attention des amateurs sur ces timbres.
Cette grille n'est pas la même dans tous les timbres ; quelquefois on voit une, deux, trois rangées
de points en haut, en bas, sur un des côtés ou sur deux côtés, un horizontal, l'autre vertical.
Quand la grille est bien visible, elle se présente sous la forme d'une bande, ayant des points d'un
demi centimètre de largeur, souvent on la voit sur deux côtés, formant équerre, mais on la trouve
aussi sur trois côtés et, dans ce dernier cas, elle occupe presque tout le timbre.
Pour savoir dans quelle disposition se trouvait cette grille sur la feuille, il faudrait en avoir une
entière ou de grands fragments, ce que je n'ai pu rencontrer n'ayant eu que des timbres isolés, ou
tout au plus deux timbres se tenant.
Voici quel est le résultat de mes recherches :
TIMBRES-POSTE
10 paras, brun pâle.
20 — vert.
1 piastre jaune, vif.
2 — chair, vermillon, vit.
5 — bleu.
TIMBRES-TAXE
20 paras, bistre-jaune.
1 piastre, —
TIMBRES-TAXE AVEC CHEIR
1 piastre, bistre-jaune, surchage noire.
1 - - - bleue.
Ainsi que je l'ai dit plus haut, si je n'ai pas trouvé le 25 pesetas, ce n'est pas une preuve qu'il n'existe
pas; enfin, il est probable qu'il existe d'autres timbres que ceux que je viens d'énumérer.
José Marco del Pont.

Pour paraître en Mai prochain
3- supplément (1883-1888).
CATALOGUE PRIX-COURANT DE TIMBRES-POSTE
enveloppes, bandes, cartes, télégraphes, offices particuliers, mandats, timbres de chemins de fer, fiscaux, essais, etc.,
Prix de la souscription 6 francs (franco).

 

N°305
8 pages
Mai 1888

 

Chronique.

...

ANNAM ET TONKIN.

...

FRANCE.
M. Goutier aurait vu l'enveloppe 5 centimes, vert sur verdâtre, ayant un second timbre renversé
à l'angle gauche inférieur .
...
MARTINIQUE.
On nous écrit de Port de France :
« Le bureau central des postes de cette ville vient de surcharger un grand nombre de timbres-
poste de 20 centimes en un, cinq et quinze centimes. »
On ne connaît pas de 1 centime surchargé ; quant aux 5 et 15 centimes il faudrait savoir si
ce sont de nouvelles surcharges (nous allions dire exploitations).

...

Page 42 - L'enveloppe locale de Sydney.
(Suite ; voir n° 299.)

Page 42 - De quelques essais d'Espagne.

Page 44 - La maison de confiance.

 

N°306
8 pages
Juin 1888

 

Chronique.

...

COCHINCHINE.

...

Page 51 - La 2eme disposition des enveloppes allemandes.

 

N°307
8 pages
Juillet 1888

 

Chronique.

...

MARTINIQUE.

...

TUNIS (RÉGENCE DE).
Nous avons reçu de M. Langlois cette nouvelle que la Régence de Tunis aurait songé à émettre
des marques d'affranchissement pour la correspondance et qu'elle serait entrée dans l'union postale
universelle. A cette occasion, des timbres-poste, des cartes postales, des cartes-lettres et des enveloppes
timbrées auraient été émisse 1 er juillet courant.
Les timbres appartiennent tous à un seul et même type et ont le cachet d'origine : la France.
Dans un cadre de forme ogivale, au centre, des armoiries; en bas : Régence de Tunis sur un cartouche
horizontal ; entre le premier et le deuxième mot, le chiffre de la valeur ; au dessus de
l'ogive, le mot : Postes. Signé Casse dans l'angle gauche inférieur.
L'impression est en couleur sur papier blanc teinté. L'exemplaire qu'on nous a montré n'a pas de dentelure.
On nous avait montré ces jours-ci un timbre français 5 c, surchargé en noir.Timbres-postes (sic) Tunis.
Il est à remarquer que les carottes précèdent toujours une émission vraie.
Quant aux cartes, elles sont semblables à celles de France. Il n'y en aurait qu'une valeur pour les
cartes ordinaires et une pour celles avec réponse payée.
Les cartes-lettres seraient aussi semblables à celles de France.
Les enveloppes seraient des formats français.
Il est curieux de constater qu'il n'y a aucune inscription arabe ni sur les timbres, ni sur les
cartes et enveloppes : preuve qu'on ne compte pas beaucoup sur MM. les indigènes pour l'emploi
de ces marques postales d'affranchissement.

...

Page 59 - Une carte japonaise.

Page 59 - Les timbres de Charkoff.

Page 59 - Les timbres surchargés de la Nouvelle Calédonie.

Page 60 - Varia.
Les journaux «sérieux» petits et grands se sont fait l'écho des plaintes du public qui trouve que
la gomme des timbres de Belgique n'adhère pas, tout en ayant un goût détestable. Suivent des
réflexions plus ou moins obligeantes pour l'administration. Il faut croire cependant que le public, a raison,
car on nous informe confidentiellement et nous publions la nouvelle de même, que M. Vanden
Peereboom, le Ministre des postes, donnera satisfaction complète à ce bon public, en émettant dans
un délai très rapproché des timbres qui auront la gomme tellement adhérante qu'il sera impossible
de détacher les timbres des correspondances; quant au goût de la gomme il aurait celui de l'acheteur.
Pour les gens d'un palais difficile, on mettrait en vente: des timbres gommés à la framboise,
citron, groseille, café, absinthe, chocolat, gingembre, etc.
Pour ceux dont le palais est moins délicat, il serait délivré: des timbres gommés au sel, pickels,
moutarde, poivre de cayenne, goudron, ail, etc.,etc.
Pour les personnes enfin qui aiment les parfums, il y aurait : des séries de timbres à l'essence de
rose, au musc, à la violette, au patchouli, il y en aurait même au fromage de Hervé, de Bruxelles
et autres parfums plus ou moins délicats, (1) Si après cette mesure le public réclame encore,
c'est qu'il est impossible de le contenter.

 

N°308
8 pages
Aout 1888

 

Chronique.

...

COCHINCHINE.

...

TUNIS (RÉGENCE DE).
Tous les timbres signalés le mois dernier nous sont parvenus piqués 13 1/2. Il est probable que les
non dentelés ne sont que des tirages d'essais ou de complaisance.

...

Page 66 - Les timbres surchargés de la Nouvelle Calédonie.
(Suite et fin, voir le n° précédent).

 

N°309
8 pages
Septembre 1888

 

Chronique.

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ANNAM ET TONKIN.

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GUYANNE FRANCAISE.

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MARTINIQUE.

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Page 75 - Le timbre Connell du Nouveau-Brunswick.

Page 76 - Le timbre 52 centimes de la Réunion.

 

N°310
8 pages
Octobre 1888

 

Chronique.

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MARTINIQUE.

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TUNIS.
Une idée pas très heureuse c'est celle d'employer comme timbres-taxe, les timbres-poste ordinaires en les perforant d'une lettre t.

 

N°311
8 pages
Novembre 1888

 

Chronique.

...

GUYANE FRANCAISE.

...

RÉUNION.

A la dernière séance de la Société française de timbrologie, présidée, le croirait-on ? par l'impayable
Gruat père, l'homme aux « estock » en faveur de qui les « estatuts » ont été revisés, M. Le Roy
d'Etiolles, a, dit le compte rendu, rétabli la vérité sur certains faits (?) rapportés dans notre article,
sur le 52 c. de la Réunion. C'est fort bien, mais comme notre contradicteur nous a avoué depuis
qu'il ignorait absolument comment la soi-disant erreur s'était produite et le nombre qui en avait
été imprimé, ce que nous savons par le Receveur des postes, l'intéressé même, et c'est ce qui nous a
engagé à conclure, comme nous l'avons fait, nous nous demandons alors comment M. Le Roy
d'Etiolles a pu « rétablir la vérité » sur des choses dont il ignore l'a. b. c. C'est là une plaisanterie qui
a du trouver certainement sa place à une séance qui n'a pu qu'être bouffonne, présidée par un Gruat.
Nous sommes peut être sévère pour la Société française, mais nous lui devons la vérité, parce
qu'une présidence de ce genre n'est possible que comme zwanze (grosse farce), comme on dit à
Bruxelles.

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Page 92 - Les mystérieux timbres de Bokhara.

 

N°312
8 pages
Décembre 1888

 

Chronique.

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COCHINCHINE.

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TUNIS.

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Page 98 - La poste à Jérusalem, Extrait d'une brochure , publiée à Berlin par M. P. Lietzow.

Page 99 - Les mystérieux timbres de Bockara.
(suite et fin, voir le N° précédent.)