Le Timbre-PosteAnnée 1875

Journal du collectionneur, de Moens en février 1863.

https://archive.org/details/timbreposteetlet18631brus

 

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N°145
8 pages
Janvier 1875

 

Chronique.

Page 5 - Autodafé de Timbres.

Page 5 - Société française de Timbrologie.

Cette utile création peut être aujourd'hui considérée comme réalisée, et nous sommes heureux de
faire connaître les premiers, à nos lecteurs, les circonstances qui ont présidé à cette fondation et le
règlement adopté.
La première séance a eu lieu le 5 décembre, ainsi que l'annonçait la note insérée au Timbre-Poste de
décembre.
Huit membres parisiens étaient présents. Deux s'étaient fait excuser. Six autres habitant les déparments
ou l'étranger, avaient fait parvenir une demande d'admission et promis leur concours. Ces
résultats, si minimes qu'ils paraissent, ont semblé pleins de promesses aux personnes présentes, en
considération du refus de publicité fait par les directeurs des journaux de Paris. C'est dans les journaux
de M. Moens que l'annonce de la Société a été faite, et personne n'ignore que malgré le nombre de
leurs abonnés, bien des amateurs en France ne les reçoivent pas encore et n'ont pu connaître notre
tentative. Voici d'abord un extrait des procès-verbaux des deux réunions.
La séance du 5 décembre a été ouverte à 8h 1/4. par la lecture d'un travail sur la formation d'une
Société française de Timbrologie, dans lequel l'auteur fait connaître les tentatives faites dans diverses
contrées et à Paris.
Il expose le but de la Société, but scientifique et non commercial. Les amateurs doivent être l'élément
actif et principal de la Société, mais sans exclusion des négociants qui pourront être admis
comme membres correspondants. Il donne connaissance des principaux articles de son projet de règlement
en les commentant, afin de déterminer l'esprit qui a présidé à cette conception.
Il demande, en terminant, que M. Monnerot soit appelé à diriger la discussion qui va s'ouvrir sur le règlement.
Cette proposition est agréée.
Le projet de règlement est lu d'abord en totalité, et ensuite article par article. Le titre de : Société
française de Timbrologie est adopté.
La lecture des divers articles donne lieu à une discussion à laquelle prennent part tous les membres
présents. Après l'adoption des divers articles modifiés, il est décidé qu'il sera procédé à une seconde
lecture, le samedi 19 décembre, laquelle sera suivie de l'élection du bureau.
Il est donné connaissance des noms des personnes qui ont demandé à faire partie de la Société. Deux
demandes de marchands étrangers, MM. Spreng fils et Léopold Quartini, sont ajournées jusqu'à l'adoption
du règlement.
On fait également connaître les noms de personnes présumées s'occuper à Paris de timbrophilie.
La séance est levée à 10h 1/4.
La seconde réunion a eu lieu le 19 décembre à 8h 1/2. Le procès-verbal de la première séance est
lu et adopté. Il est donné lecture du règlement, qui est adopté, sauf deux légères modifications.
Les propositions suivantes, faites par un membre, sont votées :
1" Provisoirement les fonctions de Secrétaire et de Trésorier seront remplies par la même personne,
et le comité ne comprendra que deux membres;
2" Le règlement de la Société sera imprimé et envoyé de suite à toutes les personnes qui ont adhéré
ou sont connues pour s'occuper de timbrophilie.
Plusieurs membres font connaître des noms de personnes qui ont l'intention de faire partie de la
Société. M. Monnerot communique une lettre de M. W. Encke, à Honibourg-ès-monts, demandant
des renseignements sur la Société, lettre à laquelle il a eu l'obligeance de répondre immédiatement.
En raison du petit nombre de membres présents, par suite du mauvais temps, la réunion décide que
les élections seront renvoyées à la prochaine séance qui aura lieu le 7 janvier 1875, à 8 heures du soir,
au domicile de M. le baron Arthur de Rothschild, 33, faubourg Saint Honoré. L'ordre du jour est ainsi
réglé :
Etude des timbres de l'Espagne.
Messieurs les amateurs sont invités à apporter la partie de leur album qui les contient et à communiquer
les documents qu'ils possèdent à leur sujet.
La séance est levée à 10 heures.
Voici maintenant un résumé des statuts votés :
L'art. 1'' stipule la formation d'une Société ayant pour objet l'étude des timbres considérés suit
en eux-mêmes, soit dans leurs rapports avec la chronologie, l'histoire et la géographie, avec l'administration
et les finances, avec la linguistique et avec les beaux-arts.
Les dames (art. 2) peuvent faire partie de la Société, dont le siège (art, 3) est à Paris.
L'art. 4 déclare que la Société comprend des membres titulaires, des membres corrmpondants et
des membres libres. L'admission (art. 5) a lieu sur la présentation d'un membre titulaire et par l'acceptation
du Conseil. Les personnes s'occupant du commerce des timbres ne peuvent être membres
titulaires (art. 6). Les trente premiers membres ont le titre de fondateurs (art. 7).
Les art. 8 et suivants concernent l'administration de la Société qui se compose d'un Président,
d'un Secrétaire, d'un Trésorier, élus pour une année et d'un comité de quatre membres élus pour deux
ans, mais dont la moitié est rééligible chaque année.
Les élections ont lieu en décembre (art. 12).
Les membres titulaires (art 13), quelque soit leur domicile et leur nationalité, paient une cotisation
annuelle de 20 francs el participent à tous les avantages de la Société.
L'art, 14 attribue le titre de membres correspondants aux sociétaires résidant hors de France, qui
en font la demande expresse et aux personnes qui ne peuvent être membres titulaires.
La cotisation est de 10 francs.
Par l'art. 15, la Société pourra décerner le titre de membres libres à toutes les personnes qui auront
rendu des services à la timbrophilie.
L'art. 16 concerne l'admission et les droits des sociétaires mineurs et l'art. 17 réserve à la Société la faculté
d'établir un droit d'entrée.
Les art. 18 à 21 déterminent les fonctions du Président, du Secrétaire et du Trésorier.
La Société (art. 22) se réunit en séance ordinaire le premier jeudi de chaque mois, â 8 heures du soir et, en cas de fête, le jeudi suivant.
Les art. 23 à 26 règlent la convocation du conseil d'administration, le vote au scrutin secret, l'interdiction de toute discussion politique ou religieuse
et des opérations de commerce ou d'échange des timbres pendant les séances ou par l'entremise de la Société.
D'après l'art. 27, le procès-verbal des séances est communiqué aux journaux qui témoignent du
désir de le publier. A l'art. 28, paraît l'annonce de la publication annuelle d'un bulletin contenant un
résumé des travaux, les mémoires communiqués, la liste lies sociétaires.
L'art. 29 concerne les personnes auxquelles sera adressé ce bulletin.
Les art. suivants traitent de l'emploi des fonds et de la révision des statuts.
On le voit donc, notre Société est passée dans le domaine des faits. Les premiers et les plus anciens
amateurs de Paris sont à sa tête. Tous ont la ferme résolution de la soutenir et l'espoir que le succès
viendra couronner leurs efforts.

Dr Magnus.

Toutes les lettres affranchies, relatives à la Société de Timbrologie, doivent être adressées à M. le
baron A. de Rothschild, 33, faubourg Saint-Honoré. Paris.

Page 7 - Les cartes-correpondance du Grand-Duché du Luxembourg.
(Suite - voir le N°143).

Page 8 - L'incident MORESNET.

 

N°146
8 pages
Février 1875

 

Chronique.

Page 13 - Les premiers Timbres de Tolima.

Page 15 - Société française de Timbrologie.

Séance du 14 janvier I875.
Présidence de M. A. de Rothschild.
La séance est ouverte à 8h 1/2.
Lecture est donnée par le secrétaire, du procès-verbal de la séance précédente qui est adopté.
Deux nouveaux membres ont été admis par le Conseil.
Il est procédé à réelection du bureau. Sont nommés :
Président, M. le baron A. de Rothschild ;
Secrétaire-Trésorier, M. le docteur Legrand ;
Membres du Comité, MM. Monnerot et De Bosredon.
M. le Président propose la manière de régler l'ordre des séances, ce qui est adopté.
Il est donné lecture de deux lettres de M. Aymar de Saint-Saud ; la deuxième fournit des renseignements sur
les timbres émis en Navarre par les carlistes, renseignements accompagnés de timbres oblitérés, encore situés
sur les enveloppes et de timbres humides de franchise de corps d'armée et d'administrations carliste. Parmi eux
se trouve l'essai du 1 real dont il est parlé au Timbre-Poste n° 150. Cet essai présente le même encadrement
que le premier timbre connu, mais l'effigie tournée a droite et couronnée de lauriers, offre de l'analogie avec
celle du timbre lilas qui a remplacé le bleu. Cel essai est imprimé en noir.
La société vote des remerciements à M. de Saint-Saud.
A l'occasion de ces timbres, M. Monnerot montre un numéro du Cuartel real, journal carliste dont un article
fournit des renseignements sur la poste et les moyens de transmission des lettres à l'étranger.
M. De Ferrari apprend à la société que sur une de ses démarches, M. le Préfet de police fait étudier la question de
la vente des faux timbres et des poursuites à pratiquer contre leurs auteurs. Après quelques explications échangées,
la société est d'avis qu'elle n'a pas à intervenir.
Il est ensuite procédé à l'examen des timbres d'Espagne dans les collections apportées. Parmi les richesses déployées
sous leurs yeux, les sociétaires ont remarqué principalement le timbre de 2 cuarlos vert, type de 1854,
armoiries sans millésime, imprimé sur papier azuré, présentant en filigrane les boucles comme les timbres de 1855
et la feuille des timbres de don Carlos pour la Catalogne qui offre autant de variétés que de timbres, appartenant
à la collection de M. A. de Rothschild ; les essais vrais des timbres gaufrés à l'effigie d'Isabelle, de la collection du
docteur Legrand et un grand nombre d'essais et de propositions diverses.
A propos de la série de 1870, M. Monnerot montre des timbres oblitérés du 50 mil. de escudo imprimés, non en
bleu-outremer, qui est la nuance habiluelle, mais en bleu de la nuance des timbres de 2 escudos de celle émission.
Il résulte de ses recherches que ces timbres ont été employés dans les villes de la côte du Maroc occupées par
les espagnols.
La prochaine séance est fixée au jeudi 4 février prochain.
La société décide que la question des timbres d'Espagne reste à l'ordre du jour.
La séance est levée à 10 1/2 heures.
NOTA. Les statuts sont envoyés à toute personne qui en fait la demande par lettre affranchie à M. A. de Rothschild
Président de la Société, 35 faubourg Saint-Honoré, Paris.

 

N°147
8 pages
Mars 1875

 

Chronique.

Page 21 - Société française de Timbrologie.

Séance du 4 février 1875.
Présidence de M. A. de Rothschild.
La séance est ouverte à 8 1/2 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté après lecture.
La correspondance comprend :
Plusieurs lettres de demande des statuts de la Société.
Une lettre de M. Spreng fils de Baie se plaignant qu'au compte rendu publié dans le Timbre-Poste de janvier il ait
élé désigné comme marchand étranger. Il n'est dit-il qu'un collectionneur fesant l'échange des timbres suisses contre
ceux de pays étrangers. M. le Secrétaire annonce qu'une rectificatiou en ce sens n'a pu paraître au numéro de février
parce qu'elle est parvenue pendant le tirage du numéro. Il sera fait droit à cette réclamation.
Une lettre de M. Mahé fesant savoir que M. xxx photographe, met à la disposition de la société un local pour ses séances.
Deux autres lettres de M, Mahé offrant à la Société de publier chaque mois à ses frais, un bulletin de quatre pages
contenant les procès-verbaux de ses séances et ses autres travaux, en échange de divers avantages qui le constitueraient
l'éditeur exclusif et l'organe de la Société.
A la suite d'une longue discussion, la Société décide à l'unanimité des membres présents qu'il n'y a pas lieu pour le
moment de profiter de l'offre de M Mahé et qu'à l'époque de la publication du bulletin, il sera temps de statuer sur
les propositions.
Le secrétaire met sous les yeux de la Société, le numéro de février de la Montly circular de M. Alf. Smilh et Co qui
annonce avec éloges la fondation de la Société Timbrologique, ainsi que les deux catalogues de M. Overy-Taylor et
Pemberton publiés l'année dernière qui lui paraissent appelés à rendre de grands services aux collectionneurs anglais.
La discussion sur les timbres d'Espagne est reprise. Le Secrétaire chargé de dresser la liste des timbres de ce pays
expose comment il comprend ce travail. Il commence par diviser les timbres d'un pays en autant de règnes et de gouvernements
qu'il en existe, traite successivement des timbres-poste, télégraphe et fiscaux, en subdivisant chaque
sorte suivant qu'ils sont mobiles, ou sur des enveloppes, cartes, bandes ou mandats. Chaque description est précédée
de la date d'émission. Elle comprend la forme du timbre, sa dimension exacte, les dentelures, la description du
dessin, la légende, la gravure et l'impression en noir ou en couleur; le papier et les filigranes. Pour les enveloppes, il
faut donner en plus la dimension et la forme de ces dernières, la situation du timbre, la légende supplémentaire
(lignes d'inscription, formule), le dessin de la patte, etc. L'énumération des variétés basées sur ces caractères doit
terminer.
M. Monnerot estime que la description doit être moins compliquée et ne comprendre que quelques caractères
essentiels, être le squelette de la précédente. Ce sera rendre service aux amateurs novices. Cette opinion est vivement
appuyée. Répondant à certaines demandes du secrétaire, il déclare placer les timbres de service à la suite des émissions
destinées au public, supprimer les timbres de franchise imprimés à la main, placer les réimpressions à la
suite de l'émission correspondante et qu'il faut négliger les essais. Ces observations sont admises.
La Société invite M. Monnerot et le secrétaire à lui présenter chacun un échantillon de leur travail pour en juger.
Après une courte réclamation de M. De Ferrari, qui, absent à la discussion vient appuyer de nouveau la demande
de M. Mahé, la Société déclare maintenir sa première résolution.
La séance est levée à 10 1/4 heures.
La prochaine séance aura lieu rue de Londres, le jeudi 4 mars.
NOTA. Toutes les demandes et réclamations relatives à la Société doivent être adressées franco à M. A. de Rothchild, 33 faubourg Sainl- Honoré, Paris.

Page 22 - A propos des timbres locaux de Russie, par Diogène.

Page 23 - Les timbres de Guatemala.

 

N°148
8 pages
Avril 1875

 

Chronique.

...

FRANCE.
Le 10 centimes, bistre sur rose, a les chiffres plus grands.

...

Page 29 - Les Timbres de Caboul, par le Dr Magnus.

Page 30 - Société française de Timbrologie.

Séance du 4 mars I875.
Présidence de M. A. de Rothschild.
La séance est ouverte à 8 1/2 heures.
Apres lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente, il est donné communication de la correspondance,
qui contient plusieurs demandes de statuts et des lettres d'adhésions à la Société.
Parmi les lettres, il nous faut signaler celle de H. Casey, de New-York, qui donne des détails sur les nouveaux timbres
de journaux des Etats-Unis et sur leur emploi, et deux autres de H G. de Redon et d'un inconnu, qui traitent du
Catalogue. Le dernier propose, au lieu de faire un nouveau Catalogue, de subventionner M. R. pour lui permettre
d'achever plus promptement le sien qu'il trouve le plus complet de tous ceux qui ont été publié dans les divers
pays !! (Succès d'hilarité pour cette demande).
A propos du Catalogue, M. Monnerotet le Secrétaire font remarquer qu'ils n'ont pas proposé à la Société de faire un
Catalogne, mais de profiter de l'examen des collections de ses membres, auquel elle se livre à chaque pays, pour
étudier et fixer les points qui sont encore douteux. Le Secrétaire déclare qu'il demande seulement une série de monographies
pour le bulletin.
M. Monnerot expose son projet de Catalogue. En tête de chaque pays, à côté du nom français, il place le nom dans
la langue propre. Cette proposition est jugée avantageuse.
II n'admet pas la division des émissions d'un pays par règne ou par gouvernement, mais il accepte cette manière
de faire, si elle est reconnue utile. II croit qu'il est nécessaire d'indiquer la valeur comparative des monnaies du
pays en francs et centimes. L'idée est considérée comme bonne, mais la majorité pense qu'il vaut mieux réunir en
un seul chapitre tout ce qui concerne ce sujet dans tous les pays. En tête de chaque émission, après la date exacte, il
donne les caractères sommaires de l'émission. Il donne comme exemple le premier paragraphe :
Espagne. Espana,
1er janvier 1850.
Effigie d'Isabelle II dans un rectangle, tête tournée à droite, sauf le 6 cuartos dont la tête est à gauche.
6 cuartos, noir ; 12 cuartos, violet; 3 reales, rouge;
rouge-brun ; 6 reales, bleu ; 10 reales, vert.
Le Secrétaire critique cette manière de faire. La description donnée ne permettra pas de reconnaître l'émission.
Il est nécessaire d'indiquer le millésime quand il existe. Il est nécessaire de rappeler la légende, de faire connaître le
mode de gravure, celui d'impression, renseignements qui permettent à première vue de distinguer les vrais timbres
d'un grand nombre de faux II est aussi nécessaire d'indiquer si le timbre est imprimé en couleur on en noir , sur
quel papier; que les filigranes existent ; si le timbre est dentelé, et comment? Il lit à l'appui le premier article
de son projet de Catalogue.
Espagne. Règne d'Isabelle.
Timbres-Postes. Mobiles.
1er janvier 1850.
D. Effigie avec diadème dans un rectangle.
L. Correos, Millésime.
Gravés en taille douce, et lithographies en couleur sur papier blanc, non dentelés.
Effigie à gauche, avec franco.
6 cuartos, noir.
Effigie à droite, avec franco.
12 cuartos, lilas, avec certificado.
5 reales, rouge laque ; 6 reales, bleu ; 10 reales, vert-bleu.
Nota. Les cinq valeurs sont de cinq types différant entre eux par la dimension du timbre, le dessin, la légende
et la manière dont celle-ci ressort en blanc ou en couleur sur le fond.
Plusieurs membres trouvent le travail trop compliqué.
Le Secrétaire répond que ce projet est bien réduit par rapport au premier ; qu'il pense que chaque émission doit
être accompagnée de son type, ce qui permet de supprimer ce qui concerne la forme, la dimension, les détails du
dessin et de la légende. Aussi ne donne-t-il que le motif principal du type, l'essentiel de la légende; mais il faut
signaler la gravure, l'impression, le papier, les filigranes et les dentelures. Si l'énumération est plus compliquée,
elle permet de distinguer les réimpressions et les faux timbres.
La discussion qui suit et reproduit les mêmes arguments, amène à demander ce que l'on doit entendre par émission.
Pour quelques membres, les timbres de 1855, 1856
et 1857 forment autant d'émissions distinctes parce qu'elles ont des papiers différents.
M. De Bosredon définit une émission, celle qui a été ordonnée par un acte de l'autorité publique pour la mise
en service de timbres-postes, télégraphes ou fiscaux d'une série; qu'il s'agit donc de connaître quels sont les lois et
décrets qui ont été rendus sur la matière ; que la plupart des changements ont pour cause une prescription de l'autorité.
Pour M. Monnerot, l'emploi du papier au filigrane ce couronne sur les timbres des colonies anglaises, constitue
une véritable émission.
Le Secrétaire ne voit là que des tirages divers, et non des émissions différentes. Ce qui constitue une véritable
émission, c'est le changement de type ou de millésime, ou l'adoption d'une couleur radicalement différente pour
l'impression du même type, ou bien l'apparition de nouvelles valeurs. Toutes les modifications dans la nature
du papier ou l'espèce de filigrane, comme toutes celles qui ne portent que sur des points secondaires du timbre
ne constituent que des tirages.
La solution de la question est ajournée.
L'examen comparatif des deux projets montre, suivant M. De Bosredon, qu'à l'exception des points signalés, il
n'existe pas de différence notable pour l'énoncé des caractères principaux de chaque émission ; et que peu importe
que la description soit plus ou moins développée pourvu qu'elle ne le soit pas trop.
Le Président pose la question de la reproduction du type à côté de chaque émission. Cette proposition est
admise à la majorité.
Sur la proposition d'un membre et en raison de la difficulté de faire le Catalogue, la Société a admis qu'il
valait mieux procéder à l'examen d'un Catalogue tout fait. Elle a décidé qu'elle se livrerait à ce travail sur
l'œuvre de M. Berger Levrault, et qu'elle commencerait par les timbres de la France.
La séance est levée à 10 heures.
Les séances de la Société ont lieu tous les premiers jeudis du mois, chez M. Liébert, photographe, rue de
Londres, no 6.

Page 32 - La poste aux pigeons en Russie.

 

N°149
8 pages
Mai 1875

 

Chronique.

Page 36 - Enveloppes 1845 de Finlande.

Page 37 - La Timbre local de la République Argentine.

Page 38 - Enveloppes Timbrées sur commande.

Page 39 - Société française de Timbrologie.
Séance du 1er avril 1875.
Présidence de M. A. de Rothschild.
La séance est ouverte à 8 heures 25 minutes.
Après lecture et adoption du procès-verbal de la dernière séance, M. le Président communique à la Société l'arrêté
de M. le Préfet de police qui la constitue régulièrement; il fait part de l'admission de M. Mariano Pardo de Figueroa,
l'éminent timbrophile espagnol et de M. de Redon.
M. Pardo annonce que la future carte-poste espagnole doit représenter la carte géographique de l'Espagne. M. le
Président montre par un exemplaire de cette carte qu'elle n'est pas précisément du type annoncé par le correspondant.
M G. de Redon a adressé un spécimen de catalogue des timbres-postes d'Espagne, émis sous le règne d'Isabelle II,
et propose de faire imprimer à ses frais un catalogue qu'il soumettra à la société. Dans ce catalogue, qui se
rapproche de celui proposé par le secrétaire, on trouvera peut-être des longueurs qu'il lui semble impossible d'éviter
sans nuire à la précision. Cette proposition est agréée.
Le secrétaire propose à la société de commencer incessamment la publication de son bulletin en faisant paraître
un fascicule de deux ou trois feuilles in-8°. Il pense que le règlement, l'arrêté du Préfet, les procès-verbaux
des séances, les lectures faites pourraient avec le catalogue des timbres français, former des éléments plus que
suffisants. Ce numéro convenablement distribué ferait connaître la société mieux que tout autre procédé et amènerait
certainement un accroissement de ses ressources qui permettrait de continuer cette publication.
La proposition est appuyée et le conseil chargé d'étudier le projet fera des propositions à la prochaine séance.
Le secrétaire lit une note contenant le résultat de son examen du timbre de 4 cuartos 1857, sur papier uni azuré,
soumis par M . de Joannis. Il pense que ce timbre est d'un type excellent, mais que la coloration azurée résulte
d'une fraude à propos de laquelle il met complètement hors de cause l'honorabilité du correspondant, fraude
que le traitement par l'eau de javelle ne manquerait pas de démontrer.
L'ordre du jour appelle la discussion sur les timbres de France et l'examen des collections. Le secrétaire montre
le numéro de mars du Philalelist, qui contient un travail fait à la société Philatélique de Londres sur les timbres
du Cap de Bonne-Espérance et du Chili. Si ce travail ne contient pas la description des timbres, il donne après
la date d'émission, la forme, les filigranes, et même le nom des imprimeurs. Mais pour chaque valeur, toutes
les variétés de couleurs et de nuances sont indiquées avec une certaine profusion qui contraste avec la parcimonie
du projet de M. Monnerot.
L'examen des timbres de France commence par une discussion sur la question de savoir si l'on doit signaler
le billet de port payé émis par M. de Vellayer. M. De Ferrari communique un article de M. Feuillet de Conches,
d'où il résulte que M. de Vellayer émit d'abord des billets imprimés et frappés d'une marque parliculière, contenant :
port payé le , . . jour de. . . L'an mil huit cent cinquante-trois ou cinquante -quatre. Pour s'en servir, il
fallait remplir le blanc de la date du jour et du mois où l'on écrivait, et entortiller ce billet autour de la lettre
que l'on voulait adresser. Ces lettres étaient relliées trois fois par jour de la boîte aux billets et portées à leur
adresse. Mais en même temps M. de Vellayer avait fait imprimer des formules d'une douzaine de sortes , ayant
trait aux usages les pins habituels de la vie, qu'il suffisait de remplir et de jetter à la boite après y avoir attaché un
billet de port payé. Ces formules se vendaient cinq sols la douzaine. C'est l'une d'elles avec les blancs remplis de
la main de Pélisson que l'on trouve dans les journaux de timbres qui ont parlé du billet de port payé.
M de Bosredon émet l'avis que ce billet n'est pas un timbre-poste : et qu'en l'absence de l'enseignements suffisants
il est préférable de le laisser de côté. Cette opinion est acceptée.
Le secrétaire lit son projet de catalogue pour les timbres-postes et télégraphes de France. Les valeurs sont
groupées sous la date d'émission de la première valeur parue de la série avec mention des autres dates après
chaque valeur. La société admet que le catalogue doit signaler les timbres préparés et non mis en service, comme
le 25 centimes (20 centimes bleu avec surcharge rouge) de juillet 1850, mais non ceux qui sont restés
comme à l'épreuve d'essai. Les timbres dentelés par procédés divers par des particuliers, ne doivent être qu'indiqués.
Le secrétaire dit qu'il sera possible à l'aide d'un texte plus fin de distinguer ces variétés intéressantes et
les nuances secondaires de couleur.
Quelques variétés sont signalées par divers membres ainsi que des dates inconnues.
La suite du travail est renvoyée à une séance prochaine.
M. De Bosredon lit une note sur les timbres mobiles envisagés au point de vue historique. Cette lecture est écoutée
avec la plus grande attention et la société vote la publication dans son bulletin.
La séance est levée à 10 heures 20 minutes.
La prochaine séance aura lieu le jeudi 13 mai, la fête de l'Ascension tombant le premier jeudi, chez M. Liébert,
photographe, rue de Londres, no 6.

 

N°150
8 pages
Juin 1875

 

Chronique.

Page 45 - Les Timbres-poste en Perse.

Page 46 - Les faux timbres d'Espagne de 1873.

Page 46 - Les Timbres de l'Inde Portugaise.

Page 48 - Société française de Timbrologie.

Séance du 13 mai 1873.
Présidence de M. A. de Rothschild.
La séance est ouverte à 8 heures 30 minutes.
Le procès-verbal de la dernière séance est adopté.
La correspondance comprend :
Une lettre d'un anonyme traitant la question des faux timbres. — Ordre du jour.
Des lettres de remerciements de MM. Mariano Pardo de Figueroa et de M. G. de Redon, admis comme sociétaires.
La lettre de ce dernier contient quelques observations sur son projet de catalogue dont la réponse est laissée à son
initiative.
Une lettre de M. Cledat de Lairgerie, marchand de timbres au Havre, demandant les statuts de la Société.
Une lettre de M. Schmidt de Wilde demandant les Statuts de la Société, et offrant de faire les recherches qu'on
lui indiquera à propos des timbres de Hongrie.
Le secrétaire donne quelques renseignements sur la publication du bulletin.
Malheureusement les nombreuses occupations de deux membres de la commission n'ont pas permis de donner
à ce travail toute l'impulsion désirable. Il fait connaître à la Société que le dernier numéro du Philatelist annonce
la publication prochaine du travail de la Philatelical de Londres sur les timbres d'Espagne, ce qui permettra de
comparer et de juger le système suivi. Il dit encore avoir rencontré dans une petite collection un essai de la série
mexicaine de 1866, effigie de Maximilien gravée, mais avec la valeur en blanc. Ce timbre était imprimé en vert.
Le Président annonce avoir retrouvé l'ordonnance royale qui autorise l'établissement de la poste de M. De
Vellayer et que cette ordonnance sera reproduite dans un ouvrage qu'il fait imprimer en ce moment.
L'examen des timbres de France est repris pour ceux de la République de 1870. Le secrétaire lit à l'appui la suite
de son travail. Quelques observations de détail sont échangées.
A propos des quatre types du 20 centimes, émission de Bordeaux, M. le Président rapporte que le premier type
portait d'abord comme les monnaies, les initiales A D du Directeur de la monnaie de Bordeaux et la lettre B
caractéristique du même atelier. La poste ayant refusé de recevoir des timbres ainsi marqués, ces initiales furent
grattées et les timbres tirés sur la planche modifiée. C'est ce qui est confirmé par l'examen d'essais de sa collection.
Cette première planche fut brisée par accident et une seconde dessinée. Aussi les timbres du premier type
ne furent tirés qu'en petit nombre.
Une discussion s'engage pour déterminer si le 5 centimes effigie non laurée de l'empereur, imprimé sur papier
azuré et mis en service après 1870, doit être mentionné à l'époque de son emploi ou à celle de l'émission du timbre
dont il n'est qu'une variété La majorité admet cette dernière manière de voir.
Au sujet des cartes-postes, la société considère les cartes non timbrées qui ont été mises en service en
vertu de l'ordonnance du 27 septembre 1870, pendant le siège de Paris pour l'envoi par ballons libres, forment un
détail intéressant, mais non une émission spéciale. Les cartes dépêches-réponse forment la première application
en France de la carte-poste et ne sont pas des cartes-télégraphiques.
La Société décide que les timbres des colonies françaises doivent être placés à la suite de ceux de la métropole.
Il est donné connaissance de la partie du catalogue qui concerne les timbres de la Réunion, de la Nouvelle-Calédonie,
puis les émissions communes à toutes les colonies.
La séance est levée à 10 heures 15 minutes.
La prochaine séance aura lieu le jeudi 5 juin, à 8 heures du soir, chez M. Liébert, photographe, rue de
Londres, n° 6.
Ordre du jour ; Etude des timbres de Belgique.

 

N°151
8 pages
Juillet 1875

 

Chronique.

Page 56 - Société française de Timbrologie.
Séance du 5 juin 1875.
Présidence de M. De Bosredon.
La séance est ouverte à 8 heures 1/2. Le procès verbal est lu et adopté.
La correspondance comprent une lettre de M. M. P. de Figueroa critiquant les armoiries placées sur la carte
postale provisoire du 3 avril 1871, armoiries qui sont celles de 1870, proposées par l'Académie d'histoire et sont
en contradiction avec l'ordonance du 6 janvier 1873 qui a rétabli l'usage des armoiries bourboniennes. Il envoie
un spécimen de l'enveloppe de retour des lettres de rebut de provenance etrangère.
Le secrétaire fait connaitre les démarches du comité d'administration pour la publication du bulletin. M. Moens
ayant présenté les conditions les plus avantageuses, le bulletin sera imprimé par ses soins à Bruxelles.
Le Dr Legrand met sous les yeux des membres une collection des timbres de Kaboul. Il donne la reproduction
des caractères persans de la légende circulaire qui est la même pour toutes les valeurs avec de simples différences
de types et de la légende centrale. S'appuyant sur les caractères tirés du millésime et des variétés de dessin, il
considère qu'il y a déjà au moins dix-huit espèces connues. Des remerciements sont adressés au sociétaire pour
cette communication.
M. De Ferrari montre le fac-similé de la pièce décrite par M. Feuillet de Conches, à propos du billet de port
payé. Un membre fait observer que cette pièce n'est que l'adresse de l'une des formules imprimées par les soins
de M. De Vellayer pour faciliter l'usage du billet de port payé.
La Société décide qu'elle suspendra ses séances pendant les mois de juillet, août et septembre, pour les reprendre
le 7 octobre prochain.
L'étude des timbres de Belgique reste à l'ordre du jour.
La séance est levée à 9 heures 1/2.

 

N°152
8 pages
Aout 1875

 

Chronique.

Page 61 - Réimpressions américaines, par le Dr Magnus.
Official Jobbery and sanctionned forgery.

 

N°153
8 pages
Septembre 1875

 

Chronique.

...

FRANCE.
Un concours est ouvert au ministère des finances, pour la création d'un nouveau type de timbre-poste.
Tous les artistes français sont admis à prendre part à ce concours.
Le nouveau type de timbre-poste, dans la composition duquel doivent figurer les mots Poste et
République française, comportera soit une ou plusieurs figures, soit une ou plusieurs têtes emblématiques.
Ces figures ou ces têtes pourront être empruntées à la personnification de la France, du commerce,
de l'industrie, de l'agriculture, de la loi, de la justice, des arts etc, mais ne devront pas avoir de
caractère politique.
Le nouveau modèle devant être unique pour tous les timbres en usage, il doit être réservé dans la
composition un ou plusieurs emplacements propres à recevoir l'indication de la valeur de cbaque espèce
de timbres, exprimée par un ou deux chiffres ressortant d'une manière très apparente sur fond
blanc.
Le résultat du concours vient d'être connu au moment où nous mettons sous presse. L'esquisse
qui a obtenu la première prime représente la Paix et le Commerce. Entre les deux figures allégoriques
se trouve une mappemonde où le chiffre du timbre se détache d'une façon très apparente. La deuxième
a été décernée à une Abondance s'appuyant sur un écusson qui sert de cadre au chiffre postal. L'auteur
de l'esquisse qui a obtenu la troisième prime a représenté la France sous une figure allégorique qui
tient dans sa main droite un flambeau.
La commission a remarqué, en outre, un Mercure à cheval sur un Pégase, qui est un vrai bijou au
point de vue de la composition; mais l'idée de cette esquisse était un peu trop fantaisiste pour qu'on
pût songer à l'adopter.

...

Page 70 - Les cartes postales de Finlande.

Page 72 - Réimpressions américaines.

 

N°154
8 pages
Octobre 1875

 

Chronique.

...

FRANCE.



Le concours dont nous avons parlé le mois dernier offrait des primes de 300, 500 et 1500 francs.
Voici, d'après l'Ami des timbres, trois des 431 dessins envoyés avec la prétention d'obtenir l'une
des primes. Le programme réclamait un timbre avec chiffres bien voyants ; le premier de ces types
les porte d'une façon invisible; il fallait un timbre pour la France, on en offre un aux armes de la ville
de Paris. Il est vrai que pour beaucoup, Paris c'est la France,
Le deuxième type représente Mercure se grattant le pied, dit M. Roussin. Ne serait ce pas plutôt
Eole campé sur une de ses outres ?
Le troisième, « sauf la figurine un peu petite, aurait fait un joli timbre, dit toujours l'Ami; il
est même préférable au type adopté. « Serait-ce parce que la figurine ne se gratte rien du tout ?
Quant au travail de M. Jules Sage, le lauréat du concours, nous en avons vu le dessin dans le Figaro
du 19 septembre dernier; mais l'impression des plus mauvaises, ne nous permet pas de reproduire
aujourd'hui le type. Disons cependant, que nous avons cru reconnaître Adam et Eve, tous deux confus,
n'osant plus se regarder et se tournant un tant soit peu le dos, sans toutefois se lâcher la main.
Entre nos premiers parents, un petit jet d'eau arrosant les mots : République française, placés en
bas du timbre ; en haut : Postes. C'est en vain que nous avons cherché un chiffre valeur.
D'après le Figaro, les deux personnages que nous considérons comme Adam et Eve ne seraient
autres que le commerce et la paix s'unissanl et régnant sur le monde. C'est bien possible, mais il
est bon d'être prévenu.

...

Page 79 - La Poste rurale de Soumy.

Page 79 - Les nouveaux timbres de Bolivie, par J.J. Casey.

Page 80 - La Poste rurale d'Osa, par S.K.

 

N°155
8 pages
Novembre 1875

 

Chronique.

...

FRANCE.

Nous donnons d'après le Journal illustré fac-similé du timbre définitivement
adopté et que nous avons réduit à la grandeur d'un timbre-poste. Le dessin que
nous en avions vu au Figaro nous a fait commettre une erreur en comparant les deux
personnages à Adam et Eve.
Bébé, dit le journal illustré, a reconnu la lettre M majuscule de son alphabet à images ; on a dit ensuite
que le dessin représentait le Tour du monde en 80 jours; deux provinciaux
écorchés à Paris, portant au chemin de fer une malle un peu lourde ;
un médecin déguisé en mercure tâtant le pouls à une jeune femme ; enfin et c'est
la comparaison la plus juste à notre avis, que c'était là un sujet de pendule et non un
timbre-poste.

Nous espérons qu'on maintiendra le type actuel, qui est magnifique, malgré le haut prix payé pour
obtenir un autre dessin.

...

Page 84 - Les faux timbres de Lombardie.

Page 85 - Bulletin de la Société Française de Timbrologie.

Tous nos abonnés et correspondants ont du recevoir le premier fascicule de la Société française de
timbrologie qui leur a été adressé le mois dernier, à titre de spécimen. Ils ont pu remarquer comme
nous que la dite société est bien résolue à ne pas rester inactive; que la réunion de ses membres est
sérieuse, et qu'elle est appelée à rendre d'immenses services dont profiteront tous les timbrophiles.
A peine constituée, voilà déjà la société publiant le résultat de ses travaux : d'abord, un remarquable
article de M, de Bosredon, vraie page d'histoire aussi intéressante qu'instructive ; puis un projet de
catalogue rédigé par notre fécond collaborateur, le docteur Legrand (Magnus). Ce projet devant faire
l'objet d'une discussion à la société, nous devons, une fois d'accord sur la marche à suivre, nous attendre
à une suite d'études de chaque pays. Mais il faut pour hâter la réalisation de ces projets, que
chacun de nous intervienne dans les frais que nécessitera la publication des dites études. Nous ne saurions
donc assez recommander à tous nos correspondants d'augmenter les ressources de la société en se
faisant présenter comme membre. Ils bénéficieront du reste largement, par un léger sacrifice pécuniaire,
des renseignements que les travaux de la société sont appelés à faire connaître.
Les membres titulaires paient 20 francs par an et par anticipation ;
Les membres correspondants ne paient que la moitié.
On peut prendre aussi des abonnements au bulletin au prix de 10 francs.
Il ne sera pas délivré des numéros, séparément. Nous servirons volontiers d'intermédiaire aux personnes
qui désireraient se faire présenter comme membre à la société ou qui voudraient se procurer
un abonnement au bulletin.

Page 86 - Des enveloppes timbrées.
(Suite, voir N°144).

Page 88 - Société française de Timbrologie.

Séance du 7 Octobre 1875.
Présidence de M. A. de Rothschild.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
La correspondance comprend diverses demandes d'admission et de bulletin ainsi que des réclamations.
Parmi les communications, il faut signaler celle de M. Navaseuès qui fait connaître le remplacement de l'enveloppe
timbrée pour la correspondance en rebut par un timbre mobile, dont il envoie divers exemplaires. Ce
timbre représente l'éeu aux armes d'Espagne de 1870 avec un petit écu à 3 fleurs de lys en cœur, surmonté
d'une couronne royale entre les colonnes d'Hercule, dans un cercle contenant la légende: Correos, Devolurion
de correspondancia sobrante.
I.impression est noire, sur papier azuré non dentelé.
Une lettre de M. Lalanne rectifie certain détails donnés à la séante du 13 mai sur un essai du 20 centimes de
l'émission de Bordeaux. Sur l'essai, on trouverait la lettre K et non B, caractéristique de Bordeaux; une
croix reeroisetée, signe particulier de M. Delebecque, Directeur de la monnaie de cette ville, et les lettres A D,
initiales d'Augè Delile, graveur de cette ville et auteur des timbres. I.e correspondant ne croit pas que le 1er type
soit le résultat d'une planche où l'on aurait gratté quelque chose. l'essai décrit en diffère par quelques détails
du dessin. C'est une gravure sur bois, tandis que le 1er type est une gravure sur pierre.
La majeure partie de la séance a été employée à l'examen des collections, notamment celle de M.A.de Rothschild,
qui comprend quatre volumes pour la Belgique. On y trouve une quantité d'essais et de propositions.
Le projet de catalogue des timbres-postes, télégraphes et fiscaux est lu par le Secrétaire et adopté après quelques
observations; sur la proposition du Secrétaire les membres font choix des pays dont ils dresseront le catalogue,
et l'ordre du jour de la séance suivante du 4 novembre est ainsi fixé:
Élude des timbres de Cachemire.
Élude des timbres de Luxembourg.
La séance est levée à 10 heures.

 

N°156
8 pages
Décembre 1875

 

Chronique.

...

FRANCE.
Un arrêté du ministre des finances du 7 octobre dernier permet à l'industrie privée la confection et
la vente des cartes postales. Ces cartes doivent avoir 0 m. 12 de largeur et 0 m. 08 de hauteur.
Leur poids ne doit pas être inférieur à 2 grammes ni dépasser 5 grammes. Les indications sur
les cartes que vend la poste, doivent être exactement reproduites. Aucune carte ne peut être mise
en vente sans être munie du timbre-poste, mesure que nous ne comprenons absolument pas. Il n'y a
rien de changé aux dispositions antérieures concernant les cartes postales.
...

Page 92 - De quelques termes employés en timbrologie.

A Monsieur le Directeur du Timbre-Poste.

A la dernière séance de la Société française de Timbrologie, M. de Joannis est venu lui poser la
question suivante : Que doit-on entendre par type ou variété ? En attendant la réponse que la
Société pourra lui faire, je viens vous soumettre quelques réflexions sur ce sujet et quelques autres
expressions en usage en timbrologie, à titre de simple amateur prêt à accepter la manière de voir qui
obtiendra l'assentiment de la majorité. Mais je demande à rectifier un des mots de la question. Que
doit-on entendre par type et par variété ? Car j'espère vous démontrer que type et variété n'expriment
pas la même chose.
Cette discussion a été soulevée à l'occasion de l'article que vous avez publié sur les Cartes de
Finlande, après celui de MM. De Joannis et Breitfuss et dans lequel vous n'admettez pas un aussi
grand nombre de types que ces Messieurs. Comme les lecteurs du Timbre-Poste ont sous les yeux les
pièces du procès, ils sont â même de le juger.
Je pars d'un principe que tous les amateurs accepteront, je n'en doute pas. C'est que la timbrologie,
science nouvelle, doit emprunter aux sciences qui l'ont précédée leurs locutions et termes, et leur
attribuer la même signification. Or la timbrologie, qui étudie les monnaies de papier, ne saurait mieux
faire que de s'adresser à la numismatique, sa sœur aînée.
D'une manière générale, type veut dire modèle, figure originale ; en numismatique, tout sujet représenté
sur une pièce : ces deux définitions rapprochées l'une de l'autre ont donc la môme signification.
Dans les sciences physiques et naturelles, on désigne sous ce nom l'ensemble des caractères distinctifs
d'un groupe, d'une famille ou d'une race.
Cette dernière définition montre que pour distinguer un type, il suffit d'un ensemble de caractères
et non de tous les caractères ; qu'il peut y avoir des différences qui servent à distinguer les espèces,
variétés ou individus, et c'est un point important comme nous le verrons tout à l'heure. Donc le dessin
caractérise le type, le dessin dans toutes ses lignes principales, et non dans ses détails les plus
minutieux. Autrement dit, il suffira que deux timbres aient le même dessin à l'œil nu, pour qu'ils
soient du même type. En numismatique, il n'est pas nécessaire que deux pièces soient de même dimension
pour qu'elles soient au même type. Ainsi les pièces françaises d'argent de 5, 2, 1 francs,
50 et 20 centimes frappées actuellement, quoique différentes de grandeur en module, sont au type
Effigie de la République (Une Cérès, disent les purs, et non une République, parce qu'elle est couronne de tresses et d'épis)
Appliquons ces données aux cartes de Finlande, MM. De Joannis et Breitfuss, pour l'émission du
1er octobre 1871 , établissent quatres types et neuf planches. Ils en donnent une description minutieuse;
et cependant, si l'on examine toutes ces cartes, on trouve le même dessin de la carte, le
même timbre, tout ce qui, enfin, caractérise un seul et même type. Ce qu'ils décrivent comme des
types ne peut se rapporter qu'à de simples variétés, et encore ne saurions-nous être d'accord avec ces Messieurs.
La carte qui nous occupe est lithographiée. Très probablement, un seul et même dessin a été fait sur
pierre et pour la facilité, multiplié par transport.
Nous en voulons pour preuve le nombre des traits de la grecque qui sont de 228 sur les côtés horizontaux
et de 146 sur les verticaux, lors même que la longueur des côtés diffère de 1 à 2 millimètres !
D'où vient cette différence de longueur ?
D'abord en faisant le report, le papier employé ne subit pas toujours, lorsqu'il est mouillé, le même
degré de dilatation ; par suite, la planche formée d'un certain nombre de reports de la même matrice
peut représenter autant de variétés que de cartes.
Enfin l'impression se faisant sur des cartes mouillées, toutes les feuilles n'éprouvent pas, par suite,
le même retrait par la dessication, nouvelle cause puissante de variation. Il y a plus, la consistance
de la carte, son épaisseur, le degré de pression employé par l'impression lithographique influent très
notablement. Voilà donc une série de causes qui explique les différences trouvées par ces amateurs.
Tout au plus pourrait-on y voir des variétés, non des types, car en ce qui concerne le dessin toutes
les cartes, d'après notre supposition, proviennent de la même pierre.
Du timbre de ces cartes nous ne disons rien, parce qu'il est imprimé séparément et par le procédé
de la typographie.
Mais s'il n'y a qu'un type et qu'une variété de dessin de la carte, il y a plusieurs variétés d'après
l'inscription, suivant que le tirage a eu lieu avant ou après correction. Vous les avez signalées; il y
en a d'autres d'après la couleur de l'impression et d'après celle du carton ; il est facile de les multiplier.
Appliquons cette méthode aux émissions suivantes.
Celle du 1er octobre 1872 est d'un 2e type, parce que la légende, au lieu d'être en Suédois seulement,
est de plus en Finnois et en Russe. La disposition de cette inscription est tout à fait différente, sur
une ligne droite au lieu d'une ligne cintrée, fait saillant et qui se reconnaît à première vue et constitue
un nouveau dessin de la carte. L'addition à cette carte d'une inscription noire dans le bas ne
forme pas un nouveau type, mais une simple variété, pas plus que le mot service ou Officiel en surcharge
sur un timbre, ne peut en faire un autre type.
Doit-on considérer comme un troisième type la carte du ler juin 1873 ? Nous le pensons, à cause
des différences tout à fait saillantes des inscriptions ; mais nous n'en dirons peut-être pas autant
de la carte du 1er janvier 1874. Il est hors de doute qu'il y a eu une composition nouvelle ; il n'est pas
nécessaire de recourir à la loupe ponr le reconnaître, et cependant si l'on ne considère que l'aspect
général, il n'y a pas de différence qui saute immédiatement aux yeux. Il faut une étude et une
comparaison attentives. Nous en ferions plutôt une variété qu'un type, mais nous admettons qu'on lui
donne ce dernier nom.
Nous sommes donc loin des neuf types de MM. De Joannis et Breitfuss ; nous ne reconnaissons
même pas toutes leurs variétés. La différence de dimension du cadre est un fait à noter, mais pas avec
ce luxe de variétés qu'on trouve dans l'article anglais.
En résumé, type indique le sujet représenté. Les petites variétés que peut présenter le dessin pourraient
en français s'indiquer par le mot sous-type ; mais ce mot n'est guère en usage. Notre langue
n'est pas riche et c'est sur le mot variété qu'il faut se rabattre.
Variété indique de très-petites différences dans les détails du dessin, mais il s'applique aussi à
d'autres particularités.
On me fera peut-être l'objection que le mot type a été précisément employé par diverses personnes
et par nous-même pour désigner de très petites différences de dessin. Rigoureusement,
c'est une faute qu'il importerait de redresser pour ne la plus commettre à l'avenir. Mais dans ces cas
le mot type étant employé comme synonyme de sous-type, il est évident que les auteurs ne veulent
pas indiquer par ce terme un sujet spécial, mais de petites particularités de dessin. C'est ce qu'il sera
facile de reconnaître.
Après avoir satisfait à la demande de M. De Joannis, je prendrai la liberté de lui poser la question
que j'ai déjà soumis à la Société : Qu'est-ce qu'une émission ?
Quand un pays décide la création de cinq valeurs de timbres, par exemple, comme premier emploi du
système timbre-postal, il fait une émission.
Plus tard, s'il éprouve le besoin de compléter sa série par la mise en circulation d'une ou deux
valeurs nouvelles, c'est une émission complémentaire. Jusqu'ici pas de doute. Supposons maintenant
que pour un motif quelconque il vienne à décider le changement du type, par exemple la
substitution d'un timbre armoiries à un timbre effigie ; c'est là une émission nouvelle, et si cette
nouvelle émission comprend ses timbres, peu importe qu'ils paraissent tous ensemble ou qu'ils ne
soient émis que successivement et au fur et à mesure de l'épuisement de la provision des anciens
timbres. Chacun des timbres peut même présenter un type différent, comme aux États-Unis. Le changement
du ou des types est le caractère pathognomonique de l'émission, mais ce n'est pas le seul. Quelquefois, on
se contente de changerla couleur des timbres. Témoin l'émission de 1862 de Tour et Taxis, qui a remplacé
celle de 1859 ; ou bien l'impression nuire sur papier de couleur variée est remplacée par
l'impression de couleur sur papier blanc comme en 1859, pour celle de 1852, du même office. Sont-ce
de nouvelles émissions ? Oui, car le fait est saillant et facile à reconnaître. Il est encore un autre
cas qu'on vient d'observer en Allemagne. C'est celui de l'adoption d'une monnaie nouvelle. Il est arrivé
que la partie de la légende qui exprime la valeur est seule changée. N'est-ce pas là une nouvelle
émission ? Mais nous ne saurions en voir une dans l'emploi de dentelures ou dans la variation de la
dentelure pour séparer les timbres, dans le cbangement de la forme d'une enveloppe ou du dessin de
la patte, etc. Ce sont là de simples variétés, des tirages différents d'une même émission et non de
nouvelles émissions. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas les noter, mais en faire des émissions,
c'est autre chose. De même l'emploi d'un papier avec filigrane, au lieu et place d'un papier uni ou
avec un filigrane différent ne peut servir à établir une émission. Le filigrane passe facilement inapperçu.
Il est aisé de dire qu'une émission est celle qui a été ordonnée par un acte de l'autorité publique
pour la mise en service de timbres. Mais comment connaître les lois et décrets rendus sur la matière ?
On a déjà bien assez de peine à obtenir des renseignements précis sur les dates des émissions vraies.
Que sera-ce de ces détails ? Nous admettons sans peine que le plus grand nombre des changements
de filigrane n'a pas été l'effet du hasard, mais d'un décret. Cependant tous ont-ils la même importance ?
Aussi pensons-nous qu'on doit considérer comme caractérisant une émission :
Tout changement dans le type, la légende d'un timbre, ou l'adoption de couleurs radicalement
différentes, ou l'apparition de valeurs nouvelles ou quelquefois l'addition d'une surcharge indiquant
un usage spécial. Tout le surplus sert à caractériser des variétés ou des tirages.
Je termine par une dernière remarque. Nous avons pris l'habitude d'appeler légende toute l'inscription
que porte un timbre. En numismatique on donne ce nom à celle qui est placée circulairement
autour du type, tandis que l'inscription proprement dite est formée à une ou plusieurs lignes
horizontales remplaçant le type ou l'accompagnant.
Il doit en être de même en timbrologie. Tout ce qui est écrit sur le cadre d'un timbre autour du
type devra former la légende. L'inscription sera formée de lignes horizontales remplaçant ou accompagnant
le type sur le champ.
Rappelons qu'en numismatique on appelle champ la partie de la pièce qui est occupée par le type, et
exergue la partie du champ séparée par une barre ou tout autre signe. Cette dernière expression ne
trouvera guère d'application pour les timbres.
A mesure que la timbrologie prend les caractères d'une science, elle doit en acquérir la précision,
Pour cela elle doit emprunter aux autres sciences les termes qui expriment des idées ou des faits
communs. Car on l'a dit il y a longtemps avec raison :
Il n'y a rien de nouveau sous le soleil.

Dr Magnus.

Page 95 - Quelques lignes d'histoire à propos de timbrés, par le Dr Wonner.

Société française de Timbrologie.

Séance du 4 Novembre 1875.
Présidence de M. A. de Rothschild.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
La correspondance comprend des demandes de bulletin et d'admission ; une lettre de M. Pardo de Figueroa
renvoyée à l'examen de M. Monnerot, et une autre de M. De Joannis demandant l'opinion de la
Société sur ce qu'on doit entendre par type ou variété et donnant à l'appui de sa manière de voir, déjà exposée
dans son Mémoire sur les Cartes de Finlande, un historique de la carte-poste en Angleterre.
M. le Secrétaire est chargé de faire un rapport.
MM Eymon, Pio Fabri, Hanciau, Koprowski et Bernheim sont admis, le dernier comme titulaire.
Après diverses communications relatives aux timbres faites par divers membres, le Secrétaire lit un travail
qu'il a composé sur les timbres de Djemmon-Kachemir.
L'auteur y donne la tianscription et la traduction de la légende persane des timbres ronds et essaie la même
opération sur la légende indienne, dont il retrouve plusieurs caractères dans l'alphabet pendjali. Il montre
que ces timbres, portant en persan Djomoun-Kachmir et en plus les caractères penjabis Djam, sont pour ces
deux pays, Kachemir étant sous la dépendance du souverain de Djemmon. Il montre comment il a trouvé les
trois valeurs qu'il a indiquées pour ces timbres, parle du mode d'impression, des couleurs, du papier; fait
connaitre qu'il existe un type pour chaque valeur, et en outre un second type plus petit, dont le 1/4 de roupie
seul existe avec une oblitération authentique dans sa collection. Mais les deux autres valeurs ont été reçues
par M . Maury avec le 1/4 de roupie, neuves et imprimées en bleu. Il donne les caractères distinctifs des deux types
du 4 annas, et la liste des variétés de couleur qui ont été reçues.
Il décrit ensuite les rectangulaires, transcrit et interprète leur légende, les partage en trois émissions, deux
avec le millésime 1923 et la dernière avec 1924 vikrama.
La première grossièrement dessinée, comprend le 1/2 anna rouge et le 1 anna bleu indigo. La deuxième les
1/4, 2, 4 et 8 annas qui forment avec les antres une série complète. La troisième avec millésime 1924, se compose
de timbres: noirs 1/2 et 1 anna; bleu 1/2 et 1 anna ; rouge 1 anna. Il décrit les divers types de ces émissions,
parle du 1 anna rouge qui accompagne par erreur les 1/2 anna de la première émission; rejette l'opinion
qui veut que certains timbres soient spéciaux à des villes et termine par le projet de classement de ces
timbres (1)
M. Maury défend l'opinion qui attribue au timbre avec trois barres verticales la valeur de 1/2 anna, en s'appuyant
sur les inscriptions du revers des timbres écrites par les natifs, et fait connaître qu'il a reçu certains
timbres avec la mention qu'ils étaient pour Jummo, d'autres pour Kachemir. Il croit que le l/2 anna rouge
est encore en usage à Jummo.
Sur la demande d'un membre, il donne la liste des timbres qu'il a rencontrés oblitérés.
La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance, dont l'ordre du jour porte en outre :
Timbres du Luxembourg.
Révision du règlement.
Élection du Bureau pour 1876 et de membres libres, s'il y a lieu.
Nota. Le projet de révision porte sur l'article 14 et permettra d'admettre comme correspondants les personnes
demeurant en France en dehors des départements de la Seine et de Seine et Oise.
Les amateurs, qui, désireux de se faire admettre, ne peuvent le faire parce qu'ils ne connaissent pas de
membre titulaire, peuvent s'adresser à l'un de MM. les négociants en timbres, dont l'honorabilité est reconnue
de tous. Sur cette recommandation, un des membres du Bureau se chargera de la présentation.
A partir du 2 décembre les séances auront lieu, 17, rue Lalhtte dans les bureaux de la Compagnie du
chemin de fer de Madrid à Saragosse.

(1) Ce travail sera publié au Bulletin.