Chronique.
Page 34 - Les Timbres de Maurice.
Les timbres de ce pays sont de ceux sur
lesquels on possède le moins de données précises,
partant, ceux qui ouvrent un champ plus vaste aux suppositions
hasardées; et certes, on ne s'en est
pas fait faute à leur endroit. Depuis longtemps nous avions
l'intention d'en faire l'objet d'une
étude spéciale et approfondie, mais nous avons constamment
reculé devant les difficultés de la tâche.
Nous n'avons été déterminé à l'attaquer résolument, qu'à
la lecture d'un article sur cette question,
paru dans une feuille parisienne, où l'on rencontre plus d'une
inexactitude qu'il importe de rectifier.
Estimant que dans un travail de ce genre l'imagination ne doit
jouer aucun rôle, nous nous sommes
attaché a n'avancer un fait qu'avec la preuve à l'appui ; et si
parfois nous tirons des conclusions,
elles sont rigoureusement déduites de preuves certaines.
Le Post-office de Maurice est peu obligeant, et n'a guère
répondu à nos demandes de renseignements
concernant les dates précises d'émission des timbres : ce
côté de la question reste donc,
comme auparavant, un peu vague ; mais quant aux timbres , tous
ceux qui nous manquaient nous ont
été prêtés avec beaucoup d'obligeance par nos correspondants,
lesquels se sont empressés de faciliter
nos recherches en mettant leur album à notre disposition. Nous
devons surtout des remerciements
à M. S... D..., l'auteur de la lettre sur les Maurice, insérée
dans notre n° 26, qui, non content
des excellents renseignements qu'il nous a fournis et des types
qu'il nous a confiés, a mis à
contribution, pour nous être agréable, les collections de ses
amis.
Au résumé, ayant eu sous les yeux tous les types détaillés
ci-après, nous pouvons certifier que pas
un d'eux n'est imaginaire et que dans tout ce qui va suivre nous
avons soigneusement écarté le conjectural,
les si, les mais, les petit-être et les conditionnels, trop
fréquents, selon nous, dans l'article
que nous nous proposons d'analyser, pour n'avancer que des faits
suffisamment établis.
Nous n'avons pas encore dit l'origine de la discussion soulevée
à propos des Maurice ; son point
de départ est la lettre de M. S... D... (1), cité plus haut,
que nous publiâmes en février. Elle fut
longuement réfutée par M. Herpin, collectionneur érudit, sans
conteste, dans le journal
Ah, diable ! nous voilà dans un grand embarras.
Faut-il ou ne faut-il pas dire son nom ? Ce cher confrère est
d'une discrétion si rare et d'une délicatesse
si outrée, que forcé souvent par les circonstances de
contredire d'autres organes de la
timbrophilie , il semble ne le faire qu'à regret et ne les cite
que sous les dénominations les plus
vagues. Bien que nous appréciions cette courtoisie exagérée,
à sa juste valeur, nous ne nous sentons
pas disposé à l'imiter et, ma foi , nous nommons comme notre
contradicteur du moment , le Collectionneur
de timbres-poste. Donc, la valeur des renseignements donnés dans
notre n° 26 sur les Maurice
a été contestée dans le journal parisien, et nous venons
aujourd'hui défendre de notre mieux notre
correspondant M. S... D..., après avoir, à notre tour, étudié
la question dans ses plus minutieux détails.
Ainsi que nous l'avons dit plus haut, la date précise de
plusieurs émissions reste douteuse. Les
premiers timbres de Maurice furent émis vers 1851, dit-on. Ils
étaient exclusivement réservés à
l'intérieur de l'île. Leur exécution était des plus
grossières et ne s'explique pas pour une colonie
de cette importance, qui ne devrait pas se trouver dépourvue de
graveur d'un mérite honnête. N'était
son nom de Barnard, éminemment anglais, il semblerait que le
mauricien auteur de ce chef-d'uvre,
se soit vengé à sa manière d'être sujet de sa gracieuse
majesté la reine Victoria.
(1) On trouvera quelques différences entre les renseignements
donnés par cette lettre et ceux que nous publions
aujourd'hui. La rectification nous avait été envoyée trop tard
et lorsque le journal était imprimé.
1851 (?). 1ere émission. 1 type.
Type 1, ci-dessous. Effigie diadémée de la
reine, tournée vers la gauche, sur fond à lignes
diagonales fortement marquées, allant de droite à gauche et
croisées de lignes verticales
très-fines. A gauche les mots : post paid; a droite : Mauritius,
allant de bas en haut. Côté supérieur :
Postage; au bas : one penny ou two pence. Imp. coul.
sur papier blanc, rect.
1 penny orange.
2 « bleu-foncé.
2 « bleu-verdâtre.
|
 |
sur papier blanc, rect.
1 penny orange.
2 « bleu-foncé.
2 « bleu-verdâtre.
La planche étant de douze timbres sur trois rangées, gravés
chacun séparément, chaque timbre,
ainsi que les 50 Nouvelle-Calédonie, diffère quelque peu de son
voisin. Il en est de même pour
les deux émissions suivantes.
Nous ne notons que la variété la plus
tranchée.
Variété de dessin.
Diffère des autres types de la même planche en ce que le fond y
est composé de lignes diagonales
croisées.
1 penny, orange.
Cette variété se rencontre peu. Nous en connaissons deux ou
trois exemplaires dans des collections
remarquables, dont nous pourrions citer les propriétaires, si de
telles citations, à la mode paraît-il
aujourd'hui, ne nous semblaient pas dénuées d'intérêt pour le
lecteur. La collection de M. X...,
la collection de M. Z..., pourquoi pas la galerie...? On dit bien
la galerie Pourtalès!
Autres variétés.
1er Semblable aux précédents,
sauf que le fond est à lignes
diagonales dans un seul sens,
de droite à gauche et fortement
marquées. Cette variété pro-
vient de ce que les lignes ver-
ticales et celles diagonales al-
lant de gauche à droite, gravées |
 |
légèrement par-dessus les premières, s'effacèrent bientôt
par suite de l'usure de la planche.
1 penny, orange sur papier blanc.
2 penny, bleu-foncé sur papier blanc.
2 penny, bleu-verdàtre sur papier blanc.
1 penny, orange sur papier bleuté.
1 penny, orange-brunâtre sur papier bleuté.
2° Le long emploi qui a été fait du 1 penny sur bleuté,
fait qu'on rencontre beaucoup d'exemplaires
dont le fond est tellement usé qu'il est à peine visible et
qu'on les prendrait pour des types réellement
différents; voici les nuances qui en existent :
1 penny, orange.
1 penny, rouille.
1 penny, brun-foncé.
1852 (?). 2ème émission. 1 type.
Si difficile que cela dût être, ce timbre est encore plus
grossièrement fait que ceux de 1851. Un anneau
dans le nez, et l'effigie de la reine Victoria pourrait se
prendre pour le portrait d'une souveraine
de la Polynésie; et encore avons-nous vu, il n'y a pas
longtemps,- le groupe de la famille
royale de Taïti, et nous devons constater que la reine Pomaré
n'a pas le moindre anneau dans
le nez.
Type 2, ci-contre. Effigie de
la reine Victoria, ceinte d'un
bandeau, tournée vers la gau-
che et sur fond à lignes diago-
nales croisées très -serrées. A
gauche : post paid; à droite :
Mauritius , allant de bas en
haut. A la partie supérieure :
Postage en bas : two pence. |
 |
Imp. coul. papier blanc. Rect.
2 pence, bleu-foncé.
On a parlé à M. Herpin d'un timbre qui aurait pour inscription
de gauche : post-office au lieu de
post-paid, mais on n'a pu le lui montrer, nous dit-il. Sans
révoquer son existence en doute , on
nous permettra de n'y croire que lorsque M. Herpin ou toute autre
personne notoirement compétente
et autorisée l'aura vu de ses yeux. Tous les jours, sous couleur
de renseignements, on nous
cite des timbres qui n'ont jamais existé ailleurs que dans
l'imagination trop fertile de collectionneurs
fantaisistes. S'il fallait de chacun entretenir le lecteur, nos
quinze colonnes n'y suffiraient pas;
et à force de suppositions et de présomptions de ce genre,
avant peu de temps la timbrophilie,
déjà d'une connaissance difficile, deviendrait un inextricable
dédale.
1853 (?). 3 me émission. 1 type.
Type 3, ci-contre. Effigie de
la reine Victoria , ceinte d'un
bandeau, tournée vers la gau-
che, sur fond à lignes diagona-
les, horizontales et verticales.
A gauche les roots : pust paid;
a droite : Maurilius, allant de
haut en bas; à la partie
supérieure : postage ; |
 |
au bas : two pence. Ces quatre inscriptions se trouvent sur un
fond semblable à
celui de l'intérieur. Imp. coul. sur papier azuré.
Rect.
2 pence, bleu-verdàtre.
2 pence, bleu-sale.
On croit parfois distinguer dans ce timbre plus de variétés
qu'il n'y en a de fait. Les lignes du
fond n'ont pas dans les douze types la même vigueur ; dans
quelques-uns elles sont si ténues,
qu'après un tirage plus ou moins considérable, elles
faiblissent et deviennent à peine visibles. Néanmoins
à la loupe on en retrouve les traces. Deux timbres de celte
planche diffèrent des autres en
un point plus marquant. Le premier a pour fleuron de l'angle
inférieur de gauche, deux petites
lignes diagonales croisées, avec un petit rond à leur point
d'intersection, l'autre a l'effigie royale
beaucoup mieux faite; le fond est aussi plus régulier.
Ceux-ci clôturent ce que nous appellerons la première classe
des timbres de Maurice.
1856 4eme émission. 1 type.
Type 4, ci-contre. Déesse
Britannia assise, tenant une
lance à la main et se reposant
sur son bouclier.
On entrevoit dessinées sur le
bouclier, les armoiries du pa-
-villon anglais, dites «Union-
Jack », composées des croix de |
 |
saint Georges, saint André et saint Patrick. Le casque de la
déesse porte une étoile. Imp. coul. papier
bleuté. Rect. Point de valeur indiquée. Rouge-brun (6 pence).
Timbres semblables, papier blanc.
Vert (4 pence).
Vermillon (6 pence).
Gris-lilas (essai).
Juin 1859. 6me émission.
Violet (9 pence).
Ce timbre servait à l'affranchissement des lettres pour
l'Angleterre, voie de Marseille.
Avant d'admettre les nuances verte et vermillon, on tira des
essais en diverses couleurs. Tous furent
détruits, à l'exception de quelques exemplaires gris-lilas
conservés par des employés. Il y eu
eut d'annulés au moyen d'une griffe à barres transversales, au
milieu desquelles se lit le mot « cancelled »
(annulé) ou B 53. Le gris est la couleur primitive du timbre; il
n'est pas dû au chlore,
comme le pense M. Herpin.
Le désaccord est complet entre M. Herpin et nous, sur les
valeurs énumérées plus haut. Voici
celles qu'il donne comme véritables :
Rouge, 1 penny; vert, 6 pence et violet, 1 sh.
Notre honorable contradicteur avoue n'avoir pu obtenir de
renseignements au Post-office; il base
son raisonnement sur des suppositions dont il croit trouver la
confirmation dans un chiffre 6, qui marque
par hasard le revers d'un timbre vert. Nous tenons nos
informations de M. Pearson-Hill, l'ancien administrateur
des postes, collectionneur lui-même; notre version provient donc
de source plus certaine;
tachons maintenant de démontrer qu'elle est justifiée par les
faits.
A l'époque où les timbres déesse , sans valeur indiquée,
arrivèrent à Maurice, cette île possédait
2 timbres : les 1 penny et 2 pence (voir type 1).
Les nombreuses modifications subies par ce dernier prouvent
assez que l'administration n'était
point avare de changements. Si donc, comme le dit M. Herpin, le
vermillon nouvel arrivant était destiné
a remplacer le 1 penny, pourquoi n'aurait-on pas remplacé par la
même occasion le 2 pence, en
faveur duquel ne plaidait aucun mérite particulier ?
Et puis, comment expliquera-t-on la coexistence de deux un penny,
car les deux timbres vécurent
l'un à côté de l'autre fort longtemps, quoiqu'en dise la
feuille parisienne ? Sa version, suivant
laquelle le public de Maurice aurait témoigné des préférences
pour l'ancien modèle, est aussi peu
admissible, en ce sens que le public est rarement consulté pour
ces choses-là.
Passons au vert, 6 pence, pour le correspondant parisien et 4
pence pour nous.
Voici ce qu'il advint à ce type. L'administration y fit ajouter
au moyen d'une grille, une inscription
cintrée indiquant la valeur, 4 pence. Cette inscription
supplémentaire fut supprimée peu de
temps après , comme étant à peine visible et donnant un
surcroit de besogne inutile aux employés.
Il est bon de remarquer que ces raisons sont admises par M.
Herpin, qui ajoute que quelques
feuilles seulement ont été marquées de la griffe.
Suivant lui, on aurait donc supprimé une valeur jugée utile,
puisqu'elle venait d'être émise,
et cela pour éviter quelque besogne aux employés.
C'eût été faire montre d'une grande sollicitude pour ces
messieurs , mais c'est invraisemblable, on en
conviendra. A notre avis, la griffe étant inutile, sa
suppression n'entraîna aucune modification et le
timbre resta ce qu'il était, c'est-à-dire 4 pence.
Nous ne pensons pas qu'il y ait rien à opposer à ce
raisonnement.
Ouvrons ici une parenthèse pour citer une lettre de Maurice de
1857, dont nous ne prévoyions
pas l'utilité et que nous avons malheureusement brûlée, il y a
quelques mois, avec une foule d'autres.
Elles contenait, collés dans l'ordre suivant :
Comme 1 penny, le type 1.
Comme 4 pence, le type 5.
Comme vermillon, le type 4.
Ces trois timbres nous étaient envoyés comme valeurs
différentes. Notre mémoire n'est pas assez
fidèle quant à la valeur du vermillon, nous savons seulement
qu'elle était supérieure aux deux autres.
Reste encore le violet, auquel le journal français attribue la
valeur de 1 shilling, et le nôtre celle
de 9 pence.
L'argument principal de M. Herpin est aussi péremptoire pour le
violet que pour le vert. « Le
violet vaut 1 sh., parce que le Post-Office sait, qu'il est de
règle que les correspondances des pays éloignés
gagnent en pesanteur ce qui leur manque en fréquence. »
Partant de ce principe, il donnerait à l'un des trois Sainte
Lucie qui viennent d'être supprimés
et qui ne portaient aucune indication de valeur, celle de 1 sh.
que n'avait aucun de ces trois timbres.
D'après ses renseignements, les trois Maurice ont été
supprimés à l'arrivée des 6 pence bleu et
1 sh. vermillon. Comment le correspondant parisien peut-il parler
d'une manière si affirmative! Il
ignore, même approximativement , la date de cette arrivée.
D'ailleurs, il s'abuse, car bien longtemps
après nous avons continué à recevoir des violets, le vermillon
et le vert ayant été seuls supprimés;
c'est ce que prouve, au reste, la rareté plus grande de ces deux
derniers. Le violet ayant continué à
vivre côte à côte avec le 1 sh., ne pouvait donc être 1 sh. :
l'un des deux eût fait double emploi.
Les valeurs que nous assignons aux Maurice sont donc les
véritables à l'exclusion de celles
données par M. Herpin.
Relativement à la teinte des timbres, nous sommes aussi en
dissentiment. Les 2 pence, types 1
et 2, sont désignés par notre contradicteur comme étant sur
papier légèrement azuré, tandis qu'ils
sont sur papier blanc. Il est possible que les exemplaires
possédés par M. Herpin aient la teinte qu'il
désigne, mais elle provient de ce que la couleur de l'impression
s'est étendue sur le papier, par suite
de l'inexpérience ou de la négligence de l'imprimeur, qui
n'aurait pas bien essuyé la planche. Les
renseignements qu'a obtenu M. Herpin, lui assurent qu'un seul
envoi du timbre déesse, vermillon,
a été fait d'Angleterre. Les deux timbres, rouge sur bleuté et
vermillon sur blanc, prouvent qu'il y
a eu au moins deux envois, aucune colonie n'ayant jamais reçu à
la fois, dans la même expédition,
des timbres de même valeur, de deux nuances et sur deux papiers
différents.
Type 5, ci-contre. Ne diffère
des précédents que par la griffe
indicatrice de la valeur
4 pence, vert.
Nous avons cru longtemps,
comme tout le monde, à l'exi-
stence d'un 8 pence violet, |
 |
marqué comme le 4 pence. Ce timbre n'a jamais existé.
Nous savons bien qu'il circule des violets auxquels on a
appliqué l'inscription « Eight pence. »
La collection la galerie Donatis en possède un
mais ce sont des timbres fictifs, qu'il est on
ne peut plus facile de fabriquer. Voici, au reste , une preuve
incontestable que ce timbre est bien
imaginaire.
M. Pearson Hill, administrateur des postes à Maurice, de qui
nous tenons une grande partie de
nos renseignements, a émis, nous dit-il, vers le milieu de 1859,
le timbre violet qui valait 9 pence.
La griffe indiquant la valeur ayant été employée en 1857, il
n'est pas possible qu'on ait marqué
ledit timbre violet deux ans avant sa mise en circulation.
6 eme émission, (voyez type 4.)
7eme , 10eme et 12eme émission. 1 type.
Type 6, ci-contre. Même
dessin que le précédent, sauf
que l'inscription « Mauri-
tius » est au haut et celle
de la valeur, au bas. Imp.
coul. papier blanc. Recl. |
 |
1859. 7eme émission. |
1862. 10eme émission. |
6 pence, bleu. |
6 pence, brun- violet. |
1 sh., vermillon. |
1 sh., vert-olive. |
1863. 12me émission.
Timbres semblables, dentelés.
6 pence, ardoise.
1 shilling, vert-foncé.
Il circule un timbre de 1 sh. brun, provenant du 1 sh. vermillon
ou du 1 sh. vert, soumis tous
deux à une action chimique, à l'instar du 3 p. brun de Sydney,
jadis vert, qui a subi la même opération.
On rencontre aussi des 1 sh. brun, qui sont d'anciens
vermillons changés par l'eau de la mer.
1859 - 8eme émission. 1 type.
 |
Type 7, ci-contre. Effigie
diadémée de la reine Victo-
ria, tournée vers la gauche.
Au haut, l'inscription : Mau-
ritius; au bas : one penny
ou two pence. A droite et à
gauche un filet grec. Imp.
coul. papier blanc. Rect.
|
1 penny, vermillon.
1 penny rouge-brique.
2 penny bleu.
Ces deux valeurs ont été gravées sur bois et reportées sur
pierre. Il n'y a eu qu'une seule gravure
de chaque valeur. Elles diffèrent entre elles par le nombre de
festons de l'encadrement grec. Le
1 penny à 5 1/2 festons intérieurs à droite et 3 1/2 à gauche
; 6 extérieurs a droite et 7 à gauche.
Le 2 pence, 5 festons intérieurs de chaque côté, 4 1/2
extérieurs a droite et 5 1/2 à gauche.
9eme, 11eme , 13eme et 14eme émission. 1 type.
Type 8, ci -contre. Effigie
diadémée de la reine Victoria,
tournée vers la gauche et dans
un ovale. Au-dessus, en cintre,
l'inscription : Mauritius; au-
dessous la valeur, également en
cintre, et en toutes lettres. Fond
d'un très-joli dessin. Imp. coul.
papier blanc, sans filagramme.
Rect. Dentelé. |
 |
1861. 9eme émission.
1 penny, brun-clair. |
4 pence, rose |
2 penny, bleu |
9 pence, lilas |
1862. 11eme émission.
6 pence, vert. |
1 shilling, jaune. |
1863. 13eme émission.
6 pence, lilas-clair. |
1 shilling, vert. |
Septembre 1863. 14eme émission.
Même type. Imp. coul. sur papier blanc. Couronne en
filagramme surmontant les lettres C. C.
(Crown s Colonies.) Rect. dentelé.
1 penny, brun clair |
6 pence, lilas-clair |
2 penny, bleu |
9 pence, lilas |
3 penny, vermillon |
1 shilling, jaune |
4 penny, rose |
5 shilling, violet-vif |
Ces huit derniers timbres sont encore en usage aujourd'hui. Le
jaune, 1 sh., un instant remplacé
par le 1 sh. vert, fut remis peu de temps après en circulation.
L'administration s'aperçut sans doute
qu'elle s'était fourvoyée en créant deux timbres de même
nuance et de valeurs différentes : le 6 pence
et le 1 sh. tous deux verts.
Nous remarquons que les 6 pence, 1 et 5 sh. ont de chaque côté
de l'ovale un petit chiffre
microscopique incliquant leur valeur.
10 me |
emission. |
Voyez type 6. |
11me |
emission. |
Voyez type 8. |
12me |
emission. |
Voyez type 6. |
13me et 14me |
emission. |
Voyez type 8. |
ENVELOPPES.
 |
Type9, ci-contre. Effi-
gie diadémée, à relief, de
la reine Victoria, tour-
née vers la gauche, dans
un octogone entouré lui-
même d'une circonfé-
rence. Dans la moitié
supérieure de la circon-
férence , l'inscription : |
Mauritius Postage; au bas : six pence, lmp. coul.
papier azuré.
Janvier 1862, 6 p. brun-violet. | Juin 1863, 6 p. violet-clair.
Cette dernière nuance a été substituée à la pre-
mière.
Type 10, ci-contre. En-
néagone irrégulier à côtés
concaves. Au milieu, effi-
gie delà reine, couronnée
et à relief. Au haut, l'in-
scription : Mauritius ; au
bas : postage. A droite :
nine; à gauche : pence.
lmp. coul. papier bleuté.
|
 |
Janvier 1862. 9 pence, brun foncé.
 |
Type 11, ci-contre. Septem-
bre 1863. Effigie diadémée
à relief, de la reine Victoria.
lmp. coul. papier bleuté.
Ovale. A la partie supérieure,
l'inscription : Mauritius pos-
tage; au bas : one shilling. |
Les deux modèles précédents soin infiniment plus gracieux.
1 sh. jaune d'or,
Cette dernière valeur, supprimée aujourd'hui, a été peu
employée. Elle se trouvait imprimée, ainsi
que le 6 p. violet-clair, sur enveloppes de grand format; les 6
pence, brun-violet et 9 pence, brun-
foncé, sur enveloppes de petit format.
Page 39 - LA RÉPUBLIQUE DE LIBÉRIA.
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