Le Timbre-PosteAnnée 1876

Journal du collectionneur, de Moens en février 1863.

https://archive.org/details/timbreposteetlet18631brus

 

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N°157
8 pages
Janvier 1876

 

Chronique.

Page 6 - Quelques lignes d'histoire à propos de timbres.
(Suite et fin. — Voir le numéro précédent.)

Page 6 - Timbres du Japon.

Page 8 - Société Française de Timbrologie.
Séance du 2 décembre 1875.
Présidence de M. A. de Rothschild.

La séance est ouverte à 8 1/4.
Après lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente, M. le Président lit son rapport annuel
sur la situation de la Société. Des remerciments lui sont volés pour les services qu'il n'a cessé de
rendre depuis la fondation, ainsi qu'à M. Bouchet qui a rempli les fonctions de Trésorier et de Secrétaire-
Adjoint.
Quatre membres nouveaux sont admis. Il est ensuite procédé à l'élection du bureau. Sont nommés:
Président : M. le baron A. de Rothschild.
Secrétaire : M. le docteur Legrand.
Trésorier faisant fonction de Secrétaire- Adjoint: M. Rouchey.
Membres du Conseil pour 1876 et 1877 : MM. Donatis et Carre ton.
Sont nommés membres libres : MM. Bouchey, Moens, De Rosny, pour services rendus à la Société et à la Timbrologie.
La Société vote la révisionde l'art. 14 des statuts. A l'avenir l'obligation d'être membre titulaire ne sera imposée
qu'aux amateurs habitant le Département de la Seine.
Un rapport du Secrétaire soumet une réponse à la question posée par M. De Joannis : Que doit-on appeler
Type ou Variété Après une discussion approfondie, la Société vote les conclusions suivantes :
Considérant les rapports intimes qui existent entre celle science et la numismatique, est d'avis que tous
les termes en usage dans cette dernière et qui sont applicables aux timbres, doivent èlre compris et appliqués
comme en Numismatique.
Faisant aux mots Type et Variété l'application de ces données, est d'avis que le mot Type désigne principalement
tout sujet représenté sur un timbre, et Variété les différences que l'on peut rencontrer sous le rapport du
dessin, de la légende, des couleurs, de l'impression, etc.
Enfin elle adopte l'emploi du mot sous-type, comme indiquant spécialement une variété de dessin provenant
d'un renouvellement du coin.
Le secrétaire résume un second travail sur les timbres de Kachemir. Il en résulte que le timbre avec trois
barres est bien de la valeur de 1/2 anna. La première est un croissant, signe de l'anna, les deux autres sont
des quarts.
La Société décide que la question des timbres de Kachemir sera remise à l'ordre du jour d'une des prochaines séances,
après la publication au Bulletin des articles du Secrétaire.
L'ordre du jour de la séance du 6 janvier comprend :
Étude des timbres de Luxembourg et de Danemark.
La séance est levée à 10 heures 1/4.

 

N°158
8 pages
Février 1876

 

Chronique.

...

FRANCE.
Depuis le 1er janvier écoulé, on se sert de cartes de 10 et 15 centimes, sur lesquelles on a ajouté
dans l'angle gauche inférieur : 10-75.
1er type, 10 cent., noir sur chamois.
2eme type 15 cent., noir sur blanc rosé.
A la même date, a paru une autre carte, portant l'inscription :
Prix pour La France et l'Algérie : 10 centimes pour la même ville ou la circonscription du même
bureau; 15 centimes de bureau à bureau.
Prix pour les pays étrangers avec lesquels l'échange des cartes postales est autorisé; 15 ou
20 centimes suivant la destination.
Cette carte, qui n'a pas de destination particulière, se délivre par la poste sans timbre. Mais
celle-ci vous oblige de lui prendre 20 centimes de timbres par carte! Nous allions omettre de
dire que dans l'angle inférieur gauche, on lit :
a... Département... ou pays sur quatre lignes et dans celui de droite l'avis est placé de haut en
bas; enfin, en dehors du cadre, la date de l'impression sans doute : novembre 1875.
2e type, sans valeur, noir sur blanc rosé.

...

Page 13 - Timbres du Japon.
(Suite et fin. — Voir le numéro précédent.)

****

LES TIMBRES-POSTE RURAUX DE RUSSIE
NOMENCLATURE GÉNÉRALE DE TOUS LES TIMBRES CONNUS jusqu'à CE JOUR, AVEC LEUR PRIX DE VENTE
PAR Samuel KOPROWSKl.
Volume in-8° illustré de 130 gravures. — Prix ; 2 fr. 60.

****

Société Française de Timbrologie.
Séance du 13 janvier 1876.
Présidence de M. A. de Rothschild.

La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Après lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente, le Président donne connaissance de
la correspondance qui comprend des lettres de demande du Bulletin , une lettre de remerciments de
M. De Rosny, nommé membre libre.
MM. Jules Fauscille et Treichel sont admis comme membres de la Société. Le Secrétaire met sous les yeux
de la Société les deux derniers numéros de l'American journal of Philately et fait connaître la condamnation,
à Philadelphie, de fabricants de faux timbres, jugement qui obtient l'assentiment de tous les membres.
Il montre aussi la traduction faite sans autorisation de l'article de M. De Bosredon sur les timbres mobiles envisagés
au point de vue historique et demande à la Société de protester contre ce plagiat. La proposition est adoptée.
M. De Bosredon dépose sur le bureau la suite de son travail qui a pour titre: Les timbres mobiles envisagés
au point de vue administratif et financier.
Il est donné connaissance du projet de catalogue des timbres du Luxembourg, par le Secrétaire. Diverses
observations sont faites, par M. De Ferrari, à propos du 10 centimes sur papier azuré qu'il considère comme un
essai ; des timbres avec faute ; des cartes ; des mandats, que la Société accepte de ne pas insérer lorsqu'il n'y a
pas eu de mandats timbrés dans le pays, en invitant M. Schmidt de Wilde de lui soumettre le travail qu'il
prépare sur ce sujet.
Le projet de catalogue est adopté.
M. Carreton donne connaissance de celui qu'il a préparé sur les timbres de Danemark. A l'occasion des monnaies,
la Société revenant sur une résolution précédente décide que la valeur des monnaies sera indiquée à chaque pays
et avant toute énuméralion de timbres. Elle adopte le placement des timbres de service à leur ordre chronologique
parmi les timbres de même espèce, et rejette les enveloppes de franchise de son catalogue comme
n'étant pas du papier-monnaie postal.
Les diverses parties du catalogue des timbres-postes du Danemark sont adoptées, et ensuite le catalogue des
timbres fiscaux.
La Société renvoie à la prochaine séance l'examen des timbres des ollices privés du Danemark et des
possessions danoises (Islande, Antilles) qui seront suivis de l'étude des timbres de Schleswig-Holstein et
d'Héligoland. L'ordre du jour portera ensuite les timbres des Pays-Bas.
M. Bernheim montre des essais d'Espagne à l'eflîgie d'Isabelle et un timbre Fosforos de carton non encore
décrit dans les journaux.
La séance est levée à 10h 1/4.

 

N°159
8 pages
Mars 1876

 

Chronique.

Page 21 - Bulletin de la Société française de timbrologie.

La Société française de timbrologie vient de faire paraître le deuxième fascicule de son bulletin.
Il contient notamment de curieux détails sur un essai du 20 centimes de Bordeaux, détails
extraits d'une lettre de M. Lalanne; deux études, approfondies sur les timbres de Kachmir, un projet
de catalogue de ces mêmes timbres et enfin le catalogue des timbres de Belgique, par le docteur
Legrand (Magnus).
Il résulterait des savantes recherches faites par le docteur, que les timbres ronds à trois barres
seraient décidément de 1/2 anna; un croissant et une barre de 1 anna; une barre de 1/4 roupie ou
4 annas. Qu'il existerait deux coins pour les 1/2 et 4 annas, que le docteur appelle 1er sous-type,
2eme sous-type.
Nous voyons cependant, par le compte rendu de la séance du 2 décembre 1875, que la Société a
adopté, et avec raison, l'emploi du mot sous-type « comme indiquant spécialement une variété de
dessin, provennant d'un renouvellement du coin. »
On ne peut donc appliquer le mot sous (après) type au 1er type, le deuxième coin étant et pouvant
seul être le renouvellement du premier coin, avec lequel il forme, seul aussi, variété de dessin.
Donc :
1er coin, 1er type.
2e coin 1er sous-type.
Mais ce sont là questions de mots sur lesquels il suffira de se mettre d'accord et qui n'enlèvent
rien au mérite du travail de M. Legrand.
Le rapport de M. le président fait connaître que la Société comptait au 1er décembre 1873 vingt-
neuf membres dont seize titulaires et treize correspondants : Résultat magnifique eu égard aux
difficultés que la Société a dû rencontrer au début pour se constituer.
Nous apprenons avec plaisir que la Société fera paraître également à la fin de chaque trimestre
un fascicule d'une à deux feuilles, décision qui ne manquera pas de lui faire des adhérents.
La cotisation annuelle part du 1er janvier de chaque année, quelque soit l'époque où le sociétaire
a été admis. Le deuxième fascicule que nous annonçons n'appartient donc qu'aux membres admis
en 1875 et aux abonnés de cette année. Les sociétaires et abonnés de 1876 pourront néanmoins
se procurer le deuxième fascicule, les premiers au prix de 2 fr. ; les deuxièmes au prix de 3fr.
Au moment de mettre sous presse, nous recevons la lettre suivante d'un membre de la
Société de Timbrologie,
Derby, 22 février 1876.
Mon cher Monsieur.
Je viens de recevoir le 2eme fascicule. Je vois avec regret que le docteur Magnus se trompe dans le classement
des timbres belges. Voici ma classification.
27 juin 1849. Filigrane LL entrelacées avec double filet au point de séparation des timbres (trois sortes de papier).
Tous les timbres ont sans exception le double filet.
31 juillet. — 10 août 1850.
A. non dentelés.
a. Papier avec filigrane LL entrelacées avec double filet au point de séparation des timbres.
b. Même filigrane sans double filet.
c. Papier vergé, sans filigrane.
d. Papier mécanique.
J'espère que vous trouverez cela correct. Le classement semble plus logique: le double filet disparaît d'abord,
puis les LL, pour faire place au papier sans filigrane.
Tout à vous
C. Stroobant.
Le classement de M. Stroobant semble en effet plus logique. Il est cependant inexact. On a commencé
mencé par se servir d'un papier ayant en filigrane les lettres LL entrelacées et renfermées dans un
double filet ; en 1850, l'encadrement du filigrane disparaît. Plus tard, afin d'utiliser ce qui restait de
papier de la première émission, on en fait usage vers la fin de 1860 ou commencement de 1861,
un ordre de service du 11 février 1861 prescrivant qu'à partir du 1er mars, les planches de timbres
en porteraient 300 au lieu de 200. Les nuances des timbres, filigrane dans un double rectangle,
semblables aux timbres de 1861, démontrent que le classement du docteur Magnus est exact. Il y a
cependant une erreur qui a échappé à la correction, c'est la désignation du filigrane des timbres 1849
qui est pour tous les timbres : lettres LL encadrées, comme le dit fort bien M. Stroobant.

Page 21 - Des enveloppes timbrées.
(Suite. — Voir No 155. )

Page 23 - Fiat lux ! Wendensche Kreiss BriefPost, Pakenmarke.

Page 24 - Société Française de Timbrologie.
Séance du 3 février 1876.
Présidence de M. Donatis.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Après lecture du procès-verbal et communication de la correspondance qui ne contient que des demandes de
Bulletin, M. De Bosredon fait voir une des cartes postales fabriquées par des particuliers.
M. Bernheim montre une série d'enveloppes portant un timbre gravé à la figure allégorique de l'Espagne,
imité du type de 1870.
M. De Bosredon commence la lecture d'un travail touchant les publications sur la Timbrologie en France.
L'ordre du jour appelle l'étude des timbres des Offices privés du Danemark pour le catalogue. L'existence des
timbres de Holte est sérieusement contestée.
Celle des timbres des chemins de fer danois l'est pareillement, et surtout le mode d'emploi paraît demander
des éclaircissements. Aussi la Société décide-t-elle que le catalogue de ces timbres ne sera donné que pour
provoquer auprès des collectionneurs du pays des renseignements sur leur authenticité et leur usage.
Le catalogue des timbres d'Islande est admis sans observation.
Sur la proposition de M. Schmidt de Wilde, la Société décide que les dénominations fausses seront rectifiées et
décide que le nom d'Antilles Danoises sera remplacé par celui d'Iles Danoises des Indes Occidentales.
Une discussion s'engage sur le timbre qui a été le premier en usage dans ces îles.
M. Donatis et le Secrétaire considèrent comme tel le timbre rouge à gomme brune, la couleur de celle-ci ayant
continué à devenir plus claire jusqu'à l'emploi de la gomme blanche en 1867; tandis que M. De Ferrari place en premier
un timbre rouge carmin, à gomme jaune. La première opinion est adoptée.
Relativement aux timbres de Schleswig-Holstein, M. De Ferrari démontre l'authenticité de ceux de 1880
qu'il possède dûment oblitérés. Puis la Société approuve le classement des timbres de l'occupation allemande
proposé par le Secrétaire, ainsi que le catalogue de ces timbres.
Au catalogue des timbres d'Héligoland, M. Schmidt de Wilde fait ajouter une série de cartes aux armoiries
dans un ovale, sans timbre.
La séance est levée à 10 1/4 heures, après fixation de l'ordre du jour :
Timbres des Pays-Bas et des Colonies Néerlandaises.
Timbres d'Autriche, de Lombardie, de Vénétie et de Hongrie.
NOTA. — Le 2eme fascicule du Bulletin, formant le complément de l'année 1875, vient de paraître. Il a été
envoyé à tous les sociétaires dont le nom figure sur la liste placée à la fin du cahier.
Prière de lire attentivement les avis insérés à la deuxième page de la couverture.
Depuis le 1er janvier dernier, en conséquence d'une modification de l'article 14 des statuts, tous les amateurs
français, habitant en dehors du département de la Seine, peuvent être admis comme correspondants, s'ils en font
la demande expresse. Les membres reçus en 1876 n'ont droit qu'aux n°s du Bulletin contenant les travaux de
l'année. Ceux qui le désireront, pourront se procurer le deuxième fascicule moyennant la somme de 2 fr., à joindre
à leur cotisation. Pour les abonnés de 1876, le prix du 2eme fascicule est de 3 francs
Le premier fascicule a été délivré gratuitement à tous les amateurs qui en ont fait la demande.

 

N°160
8 pages
Avril 1876

 

Chronique.

...

FRANCE.
La carte postale à 15 centimes se présente non seulement avec la date 10-75, comme nous avons
dit, mais aussi avec 7-75.
La carte destinée aux pays étrangers mais qui s'emploie également pour « la même ville ou la
circonscription du même bureau » existe imprimée en noir sur carton blanc et sur chamois; la
première porte à l'extérieur du cadre : Novembre 1875 ou Janvier 1876; la deuxième : Décembre 1875.

...

Page 29 - Le 25 reis 1855, de Portugal.

Page 29 - Le 20 kopecks 1850, de Finlande, par le Dr Magnus.
(deuxième sous-type).

Page 31 - Les faux Timbres d'Autriche.

page 32 - Société Française de Timbrologie.
Séance du 2 mars 1876.
Présidence de M. De Rothschild.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
A l'occasion du procès-verbal, M. Monnerot assure que les timbres de Bergen ont été réellement en usage,
et que c'est la concurrence des sociétés privées qui a forcé le gouvernement de Norwége à créer des timbres
de petite valeur.
Parmi les lettres de la correspondance, nous devons signaler celle de M. Pardo de Figueroa qui fait connaître
deux timbres Pardo de Figuerao, l'un de 25 cent, noir, l'autre de 50, vert.
Une lettre de M. Koprowski donne à la Société l'occasion de rappeler que, par sa décision de janvier dernier,
elle n'a fait qu'interpréter et compléter son règlement en ce qui concerne les cotisations, sans donner d'effet
rétroactif. Les membres admis à la fin de 1875 peuvent donc faire dater leur admission de 1876, mais alors ils
n'ont pas droit au 2eme fascicule du Bulletin, qui est le complément de 1875. La Société apprend l'admission de
MM. Bache Mc Evers Whitlock à New-York, Partoes a Bruxelles. Fr. Pellier au Mans, César Cave à Livourne et
Léopold Neumann à Buda Pest.
La Société apprend avec plaisir la fondation de Sociétés nouvelles à Leipzick et à Copenhague.
Le Secrétaire lit une note qu'il a composée sur les timbres d'une soi-disant émission de Tours annoncée
au Philatelist de février. Il a pu faire l'examen de trois des valeurs, grâce à une communication de M. de Joannis.
Il lui parait démontré que l'on peut retrouver sur les timbres de Bordeaux tous les détails du dessin, ce
qui n'aurait pas lieu si le timbre avait été lithographie deux fois. Un graveur ne peut produire deux fois la
même œuvre sans y faire quelque variante qu'un œil exercé armé de la loupe ne peut manquer de découvrir.
Si donc une série avait été gravée à Tours, elle présenterait des variations dans les détails du dessin. Chacune
des valeurs de Bordeaux ayant été dessinée séparément, présente des différences avec les autres et il n'en saurait
être autrement. Celles qu'on remarque dans les timbres dits de Tours proviennent incontestablement de l'usure
de la planche, comme la diminution ou l'absence de l'ombre sous l'œil, l'étroitesse des lignes, etc., et montrent
qu'ils n'ont pu être imprimés qu'après ceux de Bordeaux. C'est le contraire que l'on prétend. Cette idée
d'une émission de Tours n'est pas nouvelle. M. Schmidt de Wilde l'a montré dans les deux éditions du catalogue
du Dr Moschkau, et c'est là qu'elle a été trouvée par l'auteur qui a profilé de ce que ce catalogue n'est pas
plus étudié à Londres qu'à Paris.
Relativement au 15 centimes non dentelé de la République, employé aux Colonies et que le même
amateur suppose avoir existé lithographie et gravé, il y a encore là une erreur d'appréciation. En dehors des
timbres de Bordeaux, il n'y a pas eu de timbres lithographies, et sauf les timbres de La Réunion et de la
Nouvelle-Calédonie, tous les timbres de nos Colonies ont été préparés à Paris. Le timbre piqué 13 1/2, considéré
comme lithographie, ne l'est pas et son numéro est celui de Vaugirard.Ces timbres proviennent de planches usées.
Les faits signalés au Philatelist sont erronés: la Société française de Timbrologie est donc justifiée des reproches
qu'on lui adresse.
M. De Rothschild pense que l'idée d'une émission de Tours peut venir d'une série de faux timbres saisis par
le parquet. Il promet des renseignements.
La Société vote des remerciments à M. Moens et à son modeste collaborateur pour les soins apportés au
2eme fascicule et notamment aux études sur les timbres de Kachemir.
Le catalogue des timbres des Pays-Bas est ensuite adopté avec de légères modifications et additions. Il est
entendu que tous les termes employés sur les timbres seront traduits.
Le catalogue des Indes Néerlandaises ne donne lieu à aucune remarque importante. Un essai bleu, piqué, du
timbre du 1er avril 1864, est montré à la Société par le Secrétaire.
La lecture du catalogue des timbres de Surinam et Curaçao provoque de la part de M. de Ferrari une
demande de renseignements sur un timbre déjà ancien, attribué à la Guyane hollandaise et par M. Pemberton
à la Nouvelle-Guinée.
M. Durrieu montre un essai sur papier de chine du timbre français de 5 centimes, effigie de Napoléon III
laurée, que M. Hulot préparait au moment de la révolution du 4 septembre 1870.
La séance est levée à 10h 1/4.
L'ordre du jour de la séance du 6 avril comprend l'élude des timbres d'Autriche, de Lombardo-Vénétie et de Hongrie.

 

N°161
8 pages
Mai 1876

 

Chronique.

Page 37 - Les faux timbres des Indes portugaises.

Page 38 - Timbres de Holte et des chemins de fer danois.

Page 39 - Bulletin de la Société française de timbrologie.

Fidèle aux engagements qu'elle a pris de faire paraître un fascicule à la fin de chaque trimestre,
la Société française de timbrologie vient de publier son 3eme fascicule (le 1er de l'année 1876). Nous
ne savons si cette décision lui a porté bonheur, mais le nombre de vingt-neuf membres a à peu
près doublé depuis le 1er décembre dernier : il est porté aujourd'hui à 50! Avis aux indifférents
et aux retardataires.
La première partie de ce fascicule donne le compte rendu des séances des trois premiers
mois de l'année ; la deuxième partie contient le catalogue des timbres de Luxembourg, Danemark
et colonies, Schleswig, Holslein et Héligoland.
Nous ne dirons pas, comme un de nos confrères, que ce catalogue est « le livre de Foi, »
« les tables de la loi » des timbrophiles, mais nous pouvons affirmer que tout laconique qu'est le
catalogue, il est recommandable comme travail de précision et de clarté. Du reste, on peut considérer
les diverses publications de la Société comme autant de bulletins de victoire.

Page 39 - Le service des postes en Perse.

Page 40 - Société Française de Timbrologie.
Séance du 6 avril 1876.
Présidence de M. Carreton.
La séance est ouverte à 8h 1/2.
La lecture du procès-verbal est suivie du dépouillement de la correspondance. Nous remarquons, parmi
les communications, l'envoi par M. Pardo de Figueroa de six N°s de la Revista de Correos, qui contiennent un
abrégé de l'histoire philatélique de l'Espagne depuis 1849, jusqu'à la fin de 1875. La Société décide que la
traduction des parties les plus intéressantes sera insérée dans son Bulletin.
M. Thuillier communique un timbre de la Sociedad del Timbre de Cadix ; M. Guihaire de Redon, l'esquisse
d'un catalogue des timbres fiscaux d'Autriche, qui est remis au Rapporteur de cette partie du catalogue. Enfin
M. le baron Aymar de Saint-Saud rectifie l'initiale du Directeur de la Monnaie de Bordeaux, indiquée par erreur
au 2eme fascicule.
L'admission de MM. Daniel Cooper, Président de la Philatélie Society de Londres, Eugène Gabarret,
H. Ashwell, Charles Diena, Charles Nicot, Louis Perrot fils et Dr Moschkau, porte à 50 le nombre des Sociétaires.
Le secrétaire rend justice à la critique de M. Stroobant, sur le catalogue des timbres de Belgique, en en
qui concerne seulement les timbres-taxes préparés par M. Wiener, mais non émis. Il rappelle que les détails
sur les timbres de Holte, ont été publiés au Timbre-Poste, d'après les renseignements fournis par le Directeur
des Postes; qu'il a fait voir des timbres oblitérés du chemin de fer de Jutland Fionie. Reste seulement à
connaître l'emploi de ces timbres.
M. De Bosredon, revenant sur la question des timbres douteux, propose d'en dresser un questionnaire qui
appellerait particulièrement l'attention des correspondants. Celle proposition est adoptée, et M. De Bosredon
est prié de composer ce travail.
M. Skepper présente un timbre du Keble Collège, sur lequel il promet de prendre des renseignements. M. Long
soumet trois timbres oblitérés de Kachmir, du d/4 anna noir 1923 et 1/2 anna bleu 1924. Ce fait donne occasion
au secrétaire de parler de trois timbres de 1/2 anna noir, 1923 semblables à ceux du groupe à la faute, et
trouvés récemment par M. Moens. Il fait connaître également que les timbres dits du Penjab appartiennent
au Rampour, un des trois grands États musulmans de l'Inde, ce qui explique la présence d'un R en haut du
timbre.
Les recherches bibliographiques entreprises à l'occasion du timbre signalé par M. De Ferrari à la dernière
séance, ont démontré qu'il n'appartient ni à la Guyane hollandaise, ni aux Indes néerlandaises, et que son
origine est tout à fait inconnue.
La Société décide la publication à son Bulletin du travail de M. De Bosredon sur la Bibliographie timbrologique
de la France.
M. Schmidt de Wilde commence la lecture de son projet de catalogue des timbres d'Autriche. Après quelques
observations préliminaires, une discussion s'engage sur la proposition de M. Monnerot, de réunir en un seul
article la description des timbres d'Autriche et de Lombardo-Vénétie. Il se fonde sur l'identité des types et la
simultanéité des émissions. Cette opinion est combattue par le secrétaire qui s'appuie sur la différence des
monnaies, la constitution du royaume Lombard-Vénitien, les époques autres des émissions et le nombre plus
considérable de celles fiscales. La solution de cette question est renvoyée à la dance suivante.
Une critique est soulevée à propos de la réunion en un groupe distinct des timbres de journaux. Il est
admis qu'ils doivent être placés à leur ordre d'après les émissions. Une autre discussion s'engage sur ce qu'on
doit appeler Complément de série.
Après lecture de la partie du travail sur les timbres de 1861, la suite du catalogue est renvoyée à la prochaine
séance dont l'ordre du jour reste fixé comme suit:
Étude des Timbres d'Autriche, de Lombardo-Vénétie et de Hongrie.
La séance est levée à 10 heures 20 minutes.

 

N°162
8 pages
Juin 1876

 

Chronique.

Page 43 - Le Musée Postal à Berlin.

Page 44 - Histoire de Pedro Justo Berrio.

Page 44 - Des enveloppes timbrées, par le Dr Magnus.
(Suite. — Voir N° 159. )

Page 48 - Société Française de Timbrologie.
Séance du 4 mai 1876.
Présidence de M. Donatis.
La séance est ouverte à 8 heures 1/4.
La correspondance comprend quelques réclamations et lettres de remerciements. Parmi les premières, est
une lettre de M. Casey, de New- York, demandant que son projet de montage des enveloppes soit discuté.
Le travail ayant été adressé à M. Moens sur la demande du correspondant, la Société décide qu'elle ne peut le
discuter en l'état et vote l'ordre du jour.
M. Stroobant adresse quelques critiques :
1° Sur le 10 centimes de Luxembourg 1859 qui présenterait toujours ceniimes, le t étant coupé ou mal formé;
2o sur la traduction des mots Ruckantwori Bezahlt ;
3° sur les timbres danois de 1853, à fond sablé, qui seraient habituellement sur papier burelé. Il est répondu que la
faute centiimes n'est pas constante; qu'il y a eu malentendu sur la traduction de Ruckaniwori Bezahlt, qui veut dire :
la réponse est payée. L'examen des timbres danois est réservé. L'admission de MM. A. De Portes, F. A. Kapling
et Edward B. Evans est prononcée.
M. Carreton démontre que la première lettre du mot Pjon est un Th islandais et que ce mot est l'abréviation
de Tjeunustu, qui avec Frimœrke veut dire timbre de service.
Le secrétaire revient sur la question des timbres dits de Tours et le compte rendu de la séance de la
Philatelic Society. Il se plaint de la communication qui a été faite d'une lettre privée, écrite avec le sans-façon
de l'intimité, et du vote de censure que cette imprudence a occasionné. Il met les diverses pièces sous les yeux
de la Société et discute les observations de M. De Joannis en les réfutant. Après une discussion, la Société vote
l'orde du jour suivant :
Considérant que la lettre du 5 mars qui a motivé le vote de censure était une lettre particulière, nullement
destinée à la publicité et que par suite c'est à tort qu'elle a servi de texte a une discussion;
Que le compte rendu publié au Bulletin de la Société et celui du Timbre-Poste pouvaient seuls faire foi et
servir de base;
Que les faits avancés dans ce compte rendu n'ont jamais été injurieux dans l'intention de leur auteur et
ne le sont aucunement, ces faits pouvant être contredits par la simple affirmation de la personne dont l'honorabilité
n'est pas contestée ;
Que la compétence de MM. Maclure et l'affirmation qui leur est attribuée jettent un nouveau jour sur la question
scientifique et nécessitent un nouvel examen.
Sur la question de personne, déclare regretter la communication faite d'une lettre personnelle et particulière
sans le consentement de son auteur, en raison des conséquences de cet acte, et clôt l'incident.
Sur la question scientifique, remet à l'étude l'examen des timbres contestés et invite ses membres à faire les
démarches nécessaires pour trancher la question.
Quelques critiques sont adressées à M. De Bosredon sur sa Bibliographie timbrologique qui ne traite pas des
publications en français faites en Belgique, ce qui entraîne le défaut de mention des deux premiers
fascicules du Bulletin de la Société.
M. De Bosredon répond qu'il a voulu éviter le reproche d'annexer la Belgique à la France, même timbrologiquement
et s'engage à compléter son travail en dressant la liste des publications belges.
L'examen des timbres d'Autriche est repris. Le secrétaire ayant admis l'utilité de réunir ensemble les
émissions contemporaines des provinces allemandes et italiennes, M. De Bosredon donne lecture d'un travail
où il démontre la nécessité de cette réunion. Il s'appuie sur ce fait que l'administration autrichienne a toujours
cherché l'assimilation et non l'autonomie. Elle n'a admis cette dernière que pour la Hongrie. Aussi les
timbres de ce pays doivent-ils être traités à part. Il veut former des timbres de journaux une catégorie à part.
La discussion qui s'engage amène la démonstration de plusieurs points assez importantes : 1e Les timbres
ne sont pas vendus aux particuliers par les bureaux de poste qui ne les possèdent pas; 2e le public doit
affranchir ses journaux avec des timbres ordinaires ;
3e Les timbres zeitungs-stempel ne peuvent servir pour acquitter la taxe des lettres. 4e Ils ne sont vendus
qu'aux seuls directeurs de journaux par l'administration centrale. Ils constituent pour eux une réduction de taxe.
La question de la place à donner aux timbres de journaux dans le catalogue est réservée.
Mr Schmidt de Wilde continue la lecture de son travail jusqu'à la fin du chapitre sur les timbres mobiles. Le
mot tirage est rejeté comme expression des deux espèces de piquage des timbres de la série aux armes.
M. Skepper montre des enveloppes portant les deux timbres de demi-denier du Keble collège et indique
qu'ils proviennent d'une poste établie par les autorités du collège pour la distribution des lettres de la maison
destinées à des personnes d'Oxford. Il fait également voir des enveloppes portant les timbres de Morton de
1/2 p. vert et 1 p. rouge, de 20 p. de la Compagnie de Kustendje et Czernawoda, enfin du 10 soldi de la
Société de Navigation du Danube.
La séance est levée à 10 h. 20 m., et l'ordre du jour est continué à la prochaine séance qui aura lieu le 1er juin.

 

N°163
8 pages
Juillet 1876

 

Chronique.

Page 52 - Les cartes Postales de Roumanie.

Page 53 - Les faux timbres d'Espagne, 1874.

Page 55 - Les timbres de Cordoba.

Page 55 - Encore les timbres de Holte.

Page 55 - Timbres des Antilles espagnoles, avec surcharge Y 1/4.

Page 56 - Le Timbre-Poste International.

Page 56 - Société Française de Timbrologie.
Séance du 1er juin 1876.
Présidence de M. A. De Rothschild.
La séance est ouverte à 8 heures 1/2.
Le procès-verbal de la séance précédente ne donne lieu à aucune observation. Dans la correspondance, nous
ne remarquons que la communication par M. Navasquès, de plusieurs exemplaires d'une griffe applicable sur les
lettres en rebut de provenance étrangère à l'Espagne.
M. John Flohr, de Manchester, présenté par M. Carreton, et M. Ludwig Berger, présenté par le Dr Legrand,
sont admis comme membres correspondants.
Le secrétaire présente, au nom de M. Boyer, receveur des Postes, une enveloppe portant un timbre triangulaire
sur lequel on lit: P. D. Affranchi en numéraire, faute de timbres coloniaux. Sce des Postes. Nelle Calédonie. Cette
inscription, qui indique l'usage du timbre, montre que l'administration coloniale ne fabrique pas de timbres-
postes. Cette enveloppe a été reçue le 25 mai dernier.
Le secrétaire fait aussi connaître que M.Maury a reçu des timbres de Kachemir ronds, des valeurs 1/2 et
4 annas, 2eme type, imprimés en vert et qui sont complétés par le 1 anna de même couleur déjà connu.
Le catalogue des timbres d'Autriche est repris.
A propos des mandats par télégraphe, M. Schmidt de Wilde fait connaître que ces mandats sont reçus et payés
par la poste. Une taxe supplémentaire de 10 kreuzer est perçue lorsque les deux bureaux de poste et de télégraphe
n'occupent pas le même local, et pour frais de commission. Toute la partie postale, due à M. Schmidt
de Wilde, est approuvée.
Le Dr Legrand expose le catalogue des timbres fiscaux. Il fait connaître les emprunts faits à un travail de
M. Guihaire de Redon, intitulé: Esquisse d'un catalogue des timbres fiscaux d'Autriche et qui fait connaître un
certain nombre de timbres typographies restés inconnus jusqu'ici. Le rapporteur, ayant vérifié l'exactitude du
plus grand nombre des timbres signalés, a tenu compte de la totalité dans son travail.
Le catalogue des timbres fiscaux est adopté.
La séance est levée à 10 heures 1/2.
L'ordre du jour de la séance du 6 juillet porte :
Étude des timbres de Hongrie.
Étude des timbres du Portugal et de ses colonies.

 

N°164
8 pages
Aout 1876

 

Chronique.

...

FRANCE.
Le timbre actuel 10 centimes bistre sur rose, avec grands chiffres, présente une faute sur certaines
feuilles. M. de Ferrari vient de nous adresser cette valeur avec un 15 centimes grand chiffre, ces deux timbres se tenant :
15 centimes, bistre sur rose.


On se décide enfin à émettre
les nouveaux timbres qui décidément
« ne feront point merveille»
Ce que nous leur trouvons de singulier,
c'est le mot poste qui avait été
écrit jusqu'ici au pluriel.

Voici l'avis que publie à ce sujet le journal officiel :
" En exécution d'une décision de M. le ministre des finances, le type des timbres-poste a été changé et
l'échelle des valeurs a été modifiée ainsi qu'il suit :
» 1° Le timbre-poste a 80 centimes est supprimé:
» 2° Il est créé trois nouvelles valeurs qui sont 20, 75 cent, et 1 franc. En conséquence, le nombre des
timbres-poste du nouveau type se trouve fixé à treize, dont la valeur nominale et la couleur distinctive sont
indiquées ci-après ;

1 cent, vert éméraude.   25 cent, outre-mer.  
2 cent, vert éméraude.   30 cent, bistre.  
4 cent, vert éméraude.   40 cent, garance.  
5 cent, vert éméraude.   75 cent, carmin.  
10 cent, vert éméraude.   1 franc, vert bronze.  
15 cent, gris d'acier.   5 francs, lilas.  
20 cent, brun rouge.      


» La suppression du timbre de 80 centimes du type actuel aura lieu lorsque l'approvisionnement des timbres
de cette catégorie existant aujourd'hui en magasin aura été complètement épuisé.
» L'émission des timbres-poste de 15 centimes commencera vers le 15 juin courant. Elle sera effectuée successivement
pour les autres catégories, après l'écoulement du stock existant, pour chacune d'elles, dans les
caisses du garde-magasin central.
» Il est entendu que les timbres-poste de toutes les catégories, de fabrication antérieure à celle du nouveau
type, qui ont été mis ou qui continueront à être mis en vente jusqu'à leur entier épuisement, ne cesseront pas
d'être valables pour l'affranchissement des objets de toute nature confiés au service des postes. »
Le 15 centimes a paru le 12 juin dernier. l'Ami des timbres, qui tient à être bien précis, nous informe
que c'est le 12 juin au soir; depuis, les 5 et 30 centimes ont vu le jour le 10 ou 11 juillet et
le 25 centimes a paru le 20 du même mois. Nous trouvons bizarre, « regrettable » si l'on veut,
l'idée d'imprimer cinq timbres de diverses valeurs en une même couleur. Nous sommes d'accord
avec l'Ami, que « cela causera bien des ennuis au commerce et aux employés des postes. »
Pauvre commerce ! malheureux employés ! !

...

Page 61 - Les timbres de Tours (1).

Le Bulletin de la Société française de timbrologie a rendu compte, dans son 3eme fascicule de
1876, d'une note lue en séance par le secrétaire de la Société, relativement à une prétendue émission
de timbres-poste, qui, suivant le journal The Philalelist, aurait été faite à Tours, pendant
la guerre de 1870. L'auteur de la note, comparant ces timbres avec ceux de Bordeaux, concluait à
leur identité d'origine, c'est-à-dire à une méprise de la part du journal anglais.
Les conclusions de cette note sont aujourd'hui pleinement confirmées par les renseignements
que M. H. Delebecque, directeur de la Monnaie de Bordeaux, vient d'adresser à M. le Président de
la Société française de timbrologie. Dans sa lettre, que nous résumons ici, M. le directeur nous
apprend, entre autres détails, que la fabrication des timbres-poste, depuis la fin du mois d'octobre
1870, jusqu'au 18 mars suivant, avait été centralisée à l'hôtel des Monnaies de Bordeaux,
dans les ateliers spéciaux que la direction avait fait établir. Tous les travaux relatifs à la confection
des timbres, y compris les opérations d'expédition, étaient confiés exclusivement aux ouvriers
de ces ateliers, sous la haute surveillance de M. le Directeur de la Monnaie, et avec le concours
de M. de Maintenant, inspecteur général des finances, et de M. Lapouyade (2), directeur des
postes de la Gironde, conformément à une décision rendue par M. le ministre des finances, en
date du 19 octobre 1870.
Il n'y a donc eu, à cette époque, et en dehors des ateliers de Bordeaux, aucun autre centre de
fabrication en province, pour les timbres-poste, et M. le directeur de la Monnaie déclare que l'on
doit considérer comme faux tous les spécimens d'origine non bordelaise. Il ajoute que la méprise
du Philatelist s'expliquerait par le fait que le timbre de Bordeaux n'avait pas été admis définitivement,
la délégation de Tours ayant reçu, par ballon, au moment même où ce timbre lui était
présenté, un timbre de Paris (modèle de 1848); cette réception fut cause que le Gouvernement,
renonçant à sa première idée, engagea M. Delebecque à imiter, autant que possible, le modèle
de 1848, afin que le public n'eût pas sous les yeux deux timbres différents, représentant la même
valeur.
La gravure du timbre de Bordeaux fut brisée, en présence de M. le directeur des postes de la
Gironde, et un procès-verbal, dressé régulièrement, constate cette destruction.
Quant aux initiales placées sur le modèle de Bordeaux, la lettre A figurait le nom du graveur,
M. Augé-Delille; la lettre D, le nom de M. Delebecque; la lettre K était la marque particulière
aux monnaies frappées à Bordeaux, et la lettre X désignait l'administration des postes.

(1) La découverte de ces timbres est due aux savantes et multiples recherches de Diogène !
(2) Orthographe réelle du nom de ce fonctionnaire supérieur des postes.

Page 62 - Société Française de Timbrologie.
Séance du 6 juillet 1876.
Présidence de M. De Bosredon.
La séance est ouverte à huit heures et demie.
Après lecture du procès-verbal, il est donné connaissance de la correspondance qui comprend :
Une lettre de M. Bache Me E. Whitelock, membre correspondant qui parle de l'enveloppe du centenaire
des Etats-Unis, dont il existe trois variétés: la première avec timbre vert et papier au filigrane des enveloppes;
la seconde rouge et la troisième verte avec le filigrane U. S. C. 1876. Ces enveloppes, fabriquées à Philadelphie,
dans l'enceinte de l'Exposition, sont vendues par le bureau de poste y installé, et dans quelques-uns
des plus grands bureaux du pays pour servir jusqu'en octobre prochain. Le dessin représente les divers moyens
de transport des malles-postes au commencement et à la fin du centenaire.
Une lettre du Dr Moschkau remerciant la Société de l'avoir admis et lui faisant hommage de ses divers ouvrages
sur les timbres.
Une lettre de M. le baron Aymar de St-Saud, indiquant une variété de carte française déjà connue et
une seconde où le mot janvier présente un a retourné.
Une lettre de M. Clédat de Lavigerie montrant un 20 reis des Açores de 1870, avec une surcharge différente
de celle connue et un timbre français de connaissements de 1 fr., imprimé en violet et noir sur moiré
bleu au lieu de vert et noir.
Sont admis comme membres correspondants :
MM. A. Vasquez, de Madrid, et Tiffany, de St-Louis, Etats-Unis.
M. De Bosredon présente deux cartes-postes françaises de création particulière et la traduction de l'abrégé
de la Législation philatélique de l'Espagne, extrait de la Revista de Correos et envoyé par M. Pardo de Figueroa.
Il signale deux points de ce travail, d'où il résulte qu'en 1868, M. Diego Castell fut autorisé à envoyer en franchise
dans toute l'Espagne, une brochure spéciale qu'il affranchissait avec un timbre de sa composition qui est
resté inconnu. Même faveur a été accordée en 1870 à la Société de statistique.
M. De Bosredon propose la fondation d'une bibliothèque composée de tous les ouvrages qui seraient
offerts à la Société, ouvrages qui seraient mis à la disposition des sociétaires. Après quelques observations,
la proposition est adoptée à l'unanimité, et M. De Bosredon est nommé bibliothécaire.
M. Carreton donne lecture d'un article de la Gazette de Francfort, qui annonce la faculté d'affranchir les télégrammes
avec des timbres-poste ou télégraphe indifféremment, et de les jeter dans n'importe quelle boîte
aux lettres. L'expédition dans ces cas est faite sans surtaxe ni rétribution. Actuellement M. Stephan porte le
titre de directeur-général de toutes les voies de communication de l'empire d'Allemagne.
L'examen des timbres de Hongrie est commencé et M. Schmidt de Wilde donne lecture de son projet de catalogue.
Il fait connaître certaines particularités, entre autres: l'usage exclusif des timbres de journaux par les
administrations de ces derniers; l'impossibilité pour l'adminisiration d'expliquer pourquoi l'embouchure du
cor est tournée tantôt a droite, tantôt à gauche; la fabrication d'un million d'enveloppes de 23 kr. violet de
la ler émission et la destruction de ce stock avant tout emploi : que l'enveloppe actuelle de 3 kr. n'est pas encore
en usage, quoique connue depuis longtemps.
Il montre un essai de la carte de 1874, différent du type connu, et une collection à peu près complète des
mandats timbrés.
Les enveloppes pour les envois d'espèces, quoique officielles, ne seront pas admises au catalogue.
La séance est levée à dix heures un quart.
L'ordre du jour de la séance du 3 août porte ;
Etude des timbres de Hongrie (fin).
Timbres de Portugal et de ses colonies.



Page 63 - Enveloppes des Etats-Unis, dites Plympton.

 

N°165
8 pages
Septembre 1876

 

Chronique.

Page 68 - La Poste en orient, par A. de R.

Page 69 - Les timbres de Cordoba, par P. HANSEN.

Page 70 - La Poste restante en Grèce.

Page 70 - Les timbres de Weissiegonsk.

Page 71 - Bulletin de la Société française de Timbrologie.

Le 4eme fascicule de la Société française de Timbrologie a fait son apparition ces jours
derniers. Il contient le double de matière du fascicule précédent. Un classement judicieux des
timbres d'Autriche réunit à ce pays les timbres de Lombardo-Vénétie qui en avaient été à tort séparés
jusqu'ici. En effet, depuis la révolution de 1848, le royaume Lombardo-Vénétien qui était gouverné
par un vice-roi, n'a conservé, aux termes de la Constitution de l'empire du 4 mars 1849 et lettres
patentes du 31 décembre 1831 de son organisation propre, que son ancienne organisation municipale.
Les timbres ayant été émis lorsque la Lombardie n'était plus qu'une province autrichienne relevant
directement de l'autorité supérieure de Vienne, on ne peut pas plus que pour les timbres employés
depuis 1867 dans les bureaux de poste du Levant, classer séparément les timbres de la Lombardie
ayant les mêmes types que les timbres autrichiens et n'en différant que par la monnaie.
Outre le catalogue des timbres d'Autriche et Lombardie, le fascicule contient encore celui des
Pays-Bas et Colonies (Inde néerlandaise. Curaçao, Surinam), le compte rendu des séances de la
Société pendant le dernier trimestre et la bibliographie timbrologique de la France.
Voilà certes de quoi tenter bien des amateurs à venir se ranger sous les drapeaux de la Société
française de Timbrologie et profiter ainsi de ses remarquables travaux. A ce propos nous ferons
une observation.
Bien des amateurs nous ont fait part des craintes qu'ils éprouvent de se faire présenter à la Société,
parce qu'ils reconnaissent à tort ou à raison de ne pas avoir des connaissances philatéliques
assez étendues. Qu'ils se rassurent. La Société n'astreint aucun de ses membres à aucune obligation,
si ce n'est celle de payer la cotisation annuelle de 10 francs, pour laquelle chaque
membre reçoit toutes les publications de l'année.
Nous rappelons que les présentations peuvent se faire par notre entremise ou en s'adressant
directement à la Société.

Page 71 - Les enveloppes de la poste de Varsovie.

Page 72 - Société Française de Timbrologie.
Séance du 3 août 1876.
Présidence de M. De Bosredon.
La séance est ouverte à huit heures un quart.
Après la lecture du procès-verbal, il est donné connaissance de la correspondance qui comprend :
L'envoi du premier numéro du Guida Illustrata del timbrophilo nouveau journal italien; les divers ouvrages
du Dr Moschkau pour la bibliothèque; des exemplaires des statuts révisés de la Philatelic Society ; une lettre
de M. Pellegrini, de Modène, se plaignant de la critique faite par divers journaux, de timbres mis en vente par
lui. Sur la proposition du Président, la Société déclare qu'elle n'a pas à s'occuper de la polémique des journaux
et passe à l'ordre du jour.
M. Mahé communique deux lettres espagnoles affranchies à l'aide de timbres fiscaux de ce pays qui sont
examinées avec intérêt.
Sur la demande de M. Theodoro di Mayer, de Trieste, Directeur du journal Carrière del Francobolli, la Société
décide qu'elle lui adressera son Bulletin ainsi qu'au Directeur du Guida Illustruta del Timbrophilo.
Est prononcée l'admission comme membres correspondants, de MM. C.-L. Morency, à Québec, et M. F.
Trifet, à Boston, présentés par le Dr Legrand.
Sont également déposés sur le bureau des portraits de MM. Ludwig Berger et le Dr Legrand. Ce dernier
offre pour la bibliothèque les deux brochures : Essai sur les Filigranes et Timbres de Moldavie et de Roumanie.
M. De Bosredon fait connaître ses premiers efforts pour constituer la bibliothèque. Des remerciements sont
votés aux personnes qui ont adressé des livres.
Le Secrétaire lit à la Société un article de mars 1872, de The Philatelical Journal, donnant des renseignements
sur le timbre de M. Diego Castell, dont il est question dans la législation philatélique de l'Espagne.
Des renseignements seront demandés à M. Pardo de Figueroa, auteur de l'article.
Le secrétaire signale une curiosité postale française qui n'a pas encore été indiquée dans les journaux.
C'est la présence d'un timbre de 15 centimes sur la feuille du 10 centimes, gros chiffre, effigie de la République,
imprimée en bistre sur papier rose. Ce timbre occupe la dernière place à droite de la 8e ou 9e rangée.
Il compare cette faute à celle des timbres lithographies du Cap.
L'étude du catalogue est reprise. Le Dr Legrand lit son travail sur les timbres fiscaux de Hongrie, dont il
a rapporté les timbres des Confins militaires en les assimilant aux timbres de Lombardo-Vénétie.
Aux timbres d'offices particuliers, il décrit ceux de la Compagnie du Danube et de la Compagnie Viennoise de
Télégraphie privée. Les timbres des chemins de fer de Galicie et ceux de Déclarations abgale sont considérés
comme des faussetés.
L'exposé des timbres du Portugal est abordé. Se fondant sur les renseignements fournis par les journaux
et sur les décrets sur les timbres fiscaux, le rapporteur pense qu'il faut réunir ce qui concerne les districts des
Açores et de Madère aux timbres des provinces de terre ferme, les émissions ayant eu lieu en vertu des mômes
décrets à mesure de l'épuisement de l'approvisionnement des anciens timbres. Il n'en est pas de même des
colonies Portugaises d'Afrique (Angola, St-Thomas et Prince) et de l'Inde Portugaise qui doivent être traitées
séparément : Adopté.
La réimpression des timbres de Dona Maria est admise, mais celles de Don Pedro sont considérées comme
des derniers tirages en raison de l'emploi de ces timbres jusqu'à l'époque assignée à la réimpression,
A l'occasion des timbres non dentelés de 1868 et 1870, M. De Bosredon montre l'importance de la distinction à
établir entre les premiers qui ont été émis en cet état par le gouvernement et les seconds qui ne sont que le
résultat d'un accident.
La séance est levée à dix heures. L'ordre du jour de la prochaine séance comprend la fin du catalogue des
timbres du Portugal, et le commencement de celui des timbres d'Italie.

 

N°166
8 pages
Octobre 1976

 

Chronique.

...

COLONIES FRANÇAISES.
Le 2 centimes, non dentelé, y serait en usage d'après la Gazette et l'Ami des Timbres.

...

FRANCE.
M. le Président de la Société française de timbrologie nous communique la note suivante:
« Après les 5, 15, 25 et 30 centimes au nouveau type, les 2 et 10 centimes ont été mis en usage.
D'après l'approvisionnement des timbres-poste anciens, les nouveaux types des autres catégories
ne seront probablement mis en circulation que vers les époques suivantes :
1 centime, janvier 1877.
4 centimes, novembre 1876
40 centimes, mai 1877.
1 franc (remplaçant le 80 c.) 15 sept. 1876.

» Rien encore n'a été décidé relativement à l'époque de la mise en usage des timbres-poste à 20 et
75 centimes, bien que la Banque ait des approvisionnements de ces timbres.
"Quant aux timbres-poste de5 francs, l'approvisionnement de l'ancien type suffirait pour vingt
années : on n'a donc pas encore fixé l'époque d'émission du nouveau type. »

...

Page 76 - Les timbres de Modène.

Page 79 - BIBLIOGRAPHIE
Les librairies Moens, de Bruxelles, et Calmann Levy, de Paris, ont mis en vente, toutes deux, à
la fin du mois dernier, la 3eme édition de l'Histoire de la Poste aux lettres, ouvrage déjà connu très
avantageusement de nos lecteurs, et dont l'auteur, M. Arthur de Rothschild, Président de la Société
de Timbrologie française, compte parmi les meilleurs et les plus assidus collaborateurs de notre
recueil. Les première et deuxième éditions de l'Histoire de la Poste ne comportaient qu'un seul
volume; celle-ci en a deux, car M. de Rothschild, afin de rendre son travail encore plus complet
et d'offrir au public une vue d'ensemble sur les faits postaux, a renforcé son œuvre primitive
d'une histoire du timbre-poste, qui occupe la presque totalité du deuxième tome; aussi, l'ouvrage
s'appelle-t-il maintenant Histoire de la Poste aux lettres et du Timbre-Poste. Faire ici
l'éloge de ce livre, ce serait nous rendre suspects de partialité; nous croyons qu'il est préférable de
renvoyer les lecteurs aux deux volumes de l'Histoirede la Poste aux lettres et du Timbre-Poste :
dans la première partie, ils trouveront, ou plutôt, ils retrouveront l'exposé chronologique et cosmopolite
très intéressant, des divers moyens de transmission épistolaire, depuis les guerres médiques,
jusqu'aux événements de 1870 et de 1871 ; quant à la seconde partie, ils pourront y puiser
des renseignements aussi curieux qu'exacts sur la fabrication des timbres-poste en France, ainsi
qu'une description raisonnée de tous les types connus. Parmi les passages les plus remarquables
de cette seconde partie, on peut, on doit même citer la correspondance postale du roi de France
Charles VllI, l'article relatif à la Petite Poste de M. de Chamousset, sous Louis XV, et enfin, les
chapitres intitulés: «Le Timbre-Poste à Bordeaux, pendant le siège de Paris, «les Postes en Grèce,
et « le Timbre-Poste auxiliaire de l'histoire et de la géographie. » Ce dernier titre prouverait à lui
seul que M. Arthur de Rothschild s'est efforcé de mériter, une fois de plus, le suffrage du savant
M. Levasseur, qui, chargé de faire un rapport à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, sur
l'Histoire de la Poste, s'est acquitté de ce soin, dans les termes les plus flatteurs pour l'œuvre et
pour l'écrivain.

EUGÈNE FURPILLE.

Page 80 - Société Française de Timbrologie.
Séance du 14 septembre 1876.

Présidence de M. Donatis.
La séance est ouverte à 8 heures et un quart. Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.
Parmi les pièces de la correspondance, nous remarquons une lettre de M. M. Pardo de Figueroa, prouvant
que le timbre de la Direction de Statistique n'a existé que comme timbre imprimé à la main et non adhésif, et
que le décret seul l'a induit en erreur. Quant au timbre de M. D. Castell, il en existe un exemplaire oblitéré
dans la collection de M. Ysasi.
Le secrétaire fait connaître, au nom de M. Clédat, un timbre de 5 reis des Açores, avec une surcharge bleue
semblable à celle du 20 reis déjà présenté à une séance précédente. Au nom de M. Philbrick, il signale un
20 cents des Pays-Bas de 1867, piqué 10 1/2, formant le 3e timbre à ce piquage, et au nom de M. Stroobant,
l'omission au Catalogue d'un timbre de 10 cents sur azur, indiqué par M. Moens sous le N° 47 de son Catalogue.
L'ordre du jour appelle l'étude des timbres du Portugal et de ses colonies. Le rapporteur signale tous
ceux qui sont connus et admet l'existence d'un certain nombre d'autres, pour les possessions des îles (Açores
et Madère). Il montre que les timbres fiscaux des colonies d'Afrique, imprimés en vert, n'ont pas été ordonnés
par les mêmes décrets que les précédents; qu'ils n'ont pas toujours été émis à la même époque, et que les séries
ne comprennent pas toutes les valeurs.
A l'Inde portugaise, le rapporteur montre la contradiction qui existe à propos du 3e type, tour à tour rejeté
comme faux, puis admis. Des réserves sont faites sur ce point.
Le Catalogue des timbres de Portugal et de ses colonies est adopté.
Le rapporteur expose ensuite le mode de classement des timbres d'Italie qu'il se propose de suivre dans le
Catalogue. Il fera l'histoire des timbres des divers Etats avant leur annexion au royaume d'Italie, en suivant un
ordre géographique et historique, en terminant par le royaume de Sardaigne. Puis il traitera des timbres du
royaume d'Italie proprement dits. Pareille distribution, mais en trois périodes, lui paraît devoir être adoptée
pour les timbres d'Allemagne, timbres de la Confédération germanique, timbres de la Confédération de l'Allemagne
du Nord, timbres de l'Empire allemand, et il est facile de rapprocher de chaque période les timbres fiscaux
des petits Etats et de terminer par ceux de la Bavière et du Wurtemberg qui ont conservé leur autonomie.
M. De Bosredon, tout en appuyant le principe de cette classification, propose de ranger les Etats dans chaque
classe, dans l'ordre chronologique ou ils ont émis des timbres. Cette proposition obtient l'assentiment de la
majorité.
La séance est levée à 10 heures.
L'ordre du jour de la prochaine séance porte :
Etude des timbres d'Italie.

 

N°167
8 pages
Novembre 1876

 

Chronique.

...

FRANCE.
Les timbres de 20 et 75 centimes sont en usage depuis le mois dernier. Nous attendons encore :
1, 4, 40 centimes, 5 francs.
...

Page 84 - Le 20 rap, brun, 1854, de Suisse.

Page 84 - Les timbres de Weissiegonsk.
(Voir n° 163.)

Page 85 - Du montage des enveloppes, par Joseph J. Casey.

Page 86 - Quelques remarques sur le 15 rap. 1851 de Suisse.

Page 88 - Société Française de Timbrologie.
Séance du 5 octobre 1876.
Présidence de M. Donatis.
La séance est ouverte à 8 h. 1/4. Après lecture et adoption du procès-verbal, il est donné communication
de la correspondance. Nous y remarquons l'envoi par M. C. Diéna, d'un projet de catalogue des timbres de
Modène, accompagné d'un certain nombre de timbres avec faute typographique et de sa photographie. M. Trifet
envoie pour la bibliothèque la série de ses publications. M. Thuillier signale le timbre municipal de Puerto
de Santa Maria, émis le 1er septembre dernier. M. De Saint-Saud revient sur les lettres de l'essai de Bordeaux
et leur signification et soumet quelques timbres.
M. Wallaert, de Bruxelles, est admis comme correspondant.
M. Carreton présente les timbres de 20 c., 75 c. et 1 fr. de la nouvelle émission française. Le Dr Legrand
fait voir quelques timbres au nom de MM. Faucille et Clédat de Lavigerie ; M. Ysasi lui a adressé le timbre de
M. Castell, sous deux états, neuf et oblitéré, de Madrid.
Ainsi se trouve confirmée pleinement l'annonce de la Législation philatélique de l'Espagne. Des remerciments
sont votés à M. Ysasi pour sa communication.
M. Schmidt de Wilde dépose un certain nombre de pièces et catalogues pour la Bibliothèque, dont M. De
Bosredon fait connaître l'état satisfaisant.
L'ordre du jour appelle l'étude des timbres d'Italie.
Le Rapporteur établit que la Toscane a fait paraître les premiers timbres mobiles. Mais que la Sardaigne, dès
1819 et 1820, avait créé un papier postal timbré. L'existence de ces timbres, mise en suspicion par un Sociétaire,
est établie par la présentation de la patente royale et des deux manifestes de la Royale Chambre des
Comptes qui présentent des modèles des trois valeurs de timbres de chaque émission. Le Rapporteur montre
que ces timbres servaient à acquitter un impôt sur les correspondances transportées par une autre voie que la
poste, au lieu et place du droit de visa établi antérieurement. Quoique vendus par la poste, ces timbres ont
un caractère fiscal incontestable, comme les timbres appliqués sur les gazettes étrangères dans certains États
italiens.
A propos des timbres de Toscane, le Rapporteur signale les différences, dans les dates d'émission, données
par M. Moens et par M. Natalis Rondot, et les explique par ce fait que l'un donne les dates des décrets,
l'autre celles des émissions et il justifie ses préférences pour l'un ou pour l'autre, suivant certains cas.
Il passe ensuite aux timbres du Gouvernement provisoire de Toscane et termine par les timbres fiscaux de
Recognizione.
Ou aborde l'étude des timbres de Sardaigne. Il est démontré par le Rapporteur que les feuilles de 1819 sont
sans filigrane; et que ceux qu'on y trouve sont ceux qu'on peut rencontrer sur les papiers administratifs.
Ces filigranes ressemblent aux marques de fabrique.
Ceux de l'émission de 1820 sont officiels.
Le Rapporteur décrit ensuite les diverses émissions de Sardaigne, signale les différences rencontrées dans
les dates, réduit aux seuls timbres qu'on trouve oblitérés, les timbres avec faute, et termine par la description
des timbres de Passeport de 1856 et de 1858. La proclamation du Royaume d'Italie par le Parlement,
ayant eu lieu le 17 mars 1861, tout ce qui a paru consécutivement doit lui être rapporté. De ce nombre sont
les premières émissions de timbres de dimension et proportionnels.

 

N°168
8 pages
Décembre 1876

 

Chronique.

...

COLONIES FRANÇAISES.
Nous avons reçu le 10 centimes, bistre sur rose, non denlelé :
10 centimes, bistre sur rose

...

Page 93 - Encore Cordoba.

Page 94 - Quelques remarques sur le 15 rap. 1851 de Suisse.
(Suite et fin. — Voir le n° précédent. )

 

Avis important.

Nous comptons faire paraître incessamment, en brochure :
1° Les timbres de JUMMOO et KASHMIR.
2° Catalogue prix-courant de timbres-poste, timbres télégraphe, fiscaux, etc., 5e édition.
Nous n'avons fait qu'énumérer brièvement les timbres fiscaux dans -la 4eme édition; nous donnerons
aujourd'hui le catalogue complet de tous les timbres connus. En présence de l'importance du
travail, nous le ferons paraître en livraison, comme nous l'avons fait pour la précédente édition.
Prix de la livraison, franco : 50 centimes.
Nous espérons pouvoir faire paraître trois livraisons en deux mois.
Les personnes qui désireraient recevoir le catalogue au fur et à mesure de sa publication, sont
priées de bien vouloir nous en instruire.

A dater de ce jour, le Timbre fiscal, au lieu de paraître tous les mois, ne paraîtra que tous les
trois mois. Le motif de cette mesure est le nombre restreint d'abonnés et les frais énormes de la
publicalion. Le prix d'abonnement reste fixé à :
Fr. 3 pour la Belgique.
Fr. 4 pour l'Étranger.


La 4eme édition de notre Catalogue prix-courant, et la brochure Timbres d'offices américains, sont
totalement épuisées.

Le 5eme fascicule de la Société française de Timbrologie a paru à la fin du mois dernier. On annonce
pour la fin de décembre l'apparition du 6eme fascicule.