Janvier | Février | Mars | Avril | Mai | Juin | Juillet | Aout | Septembre | Octobre | Novembre | Décembre | Liste |
Janvier 1928
N° 21 |
![]() |
10 Janvier 1928 |
8 pages |
La Quinzaine philatélique, indépendant de "La Ville et
les Champs" |
N° 22 |
![]() |
25 Janvier 1928 |
8 pages |
Le 25 centimes faux de France, faux pour servir, le 25
centimes semeuse bleu, par Marcel SCHWANDER.
Niger, timbre inexistant ? Un as Colonial : article signé E.C. ***** Pour qui suit avec attention les timbres de nos colonies - je ne dis pas ceux qui parraissent depuis un an ou deux, car leur abondance (justifiée d'ailleurs et combien !) est telle qu'on ne peut en venir à bout - je parle de l'époque où il y avait dans le domaine philatélique une sorte de "stabilisation" pour employer le mot à la mode ; combien y en a-t-il à qui il a été donné de voir le N°26 du Haut-Sénégal et Niger, 0,30 olive et brun. Cette série "Méhari" a été en cours jusqu'en 1921, et, à cette époque, elle a été surchargée "Territoire du Niger", sauf les valeurs dont les couleurs ont été changées par suite des modifications des tarifs postaux. Avant cette période de transition géographique - point de départ, hélas ! des nombreuses qui ont suivi et ne seront peut-être pas les dernières - j'étais en relations philatéliques avec le receveur du plus grand centre du Haut-Sénégal-Niger, homme aussi aimable que désintéressé - et je crois pouvoir affirmer qu'aucune modification n'a été faite dans les timbres ou les valeurs, sans qu'il m'en ait fait part. Je puis dire que j'ai eu en mains toutes les valeurs, neuves, usées, ou sur lettres, tant du Haut-Sénégal que du Niger, pendant près de trois ans (1919-1923) et jamais ce N°26 ne m'a été signalé ! Le catalogue n'en fait mention qu'à partir de 1927. Voilà donc un timbre signalé en 1927, dans une série supprimée depuis six ans et dont personne n'a soupçonné l'existence, ni même le receveur de la colonie. Comment expliquer ce mystère ? Ce méhari avait dû rester à Paris comme tant d'autres figurines qui n'ont jamais vues les colonies. Le français n'aime guère s'expatrier, dit-on, voici un exemple de plus à l'appui. La capitale a tant d'attraits, même (je n'ajoute pas, et surtout) pour les méharis ! C'est plus un mouton à cinq pattes, dont il est parlé ailleurs ; celle-ci devrait en avoir six, et même en toute justice, bénéficier d'une cote princière ; il mériterais le sceptre et le dyadème, symbole de la royauté ! Je demande au directeur de cette aimable quinzaine d'instituer un prix spécial pour le sphinx qui pourra trouver la clef de cette enigme. E.G. ***** Vieux conseils toujours bons à connaître et à mettre en application, par Marcel SCHWANDER. |